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Jeudi 8 Décembre 2011

Un coup de pouce aux projets transports du Grenelle de l'environnement



Créée pour concourir au financement des projets d'infrastructure dans un souci de développement durable, l'AFITF a confirmé plusieurs conventions de financements qui vont donner un soutien financier à des projets d'infrastructures de transports, comme à Nancy, Toulouse, Grenoble, Tours et Lyon.



Pour la fin de l'exercice budgétaire 2011, le conseil d'administratif de l'Agence de financement des infrastructures de France (AFITF), présidée par le député Dominique PERBEN, a adopté plusieurs conventions financières, poursuivant ainsi la mise en œuvre des projets de transports collectifs prévus au Grenelle de l'Environnement : la deuxième ligne de transport collectif en site propre du Grand Nancy, la ligne du tramway « Garonne » à Toulouse, la ligne E du tramway de Grenoble, le prolongements du tramway de Tours et des lignes T1 et T2 des tramways de l'agglomération lyonnaise.
L'opération majeure qu'il est prévu d'engager en 2012 est le projet de canal à grand gabarit Seine-nord-Europe, pour lequel l'AFITF a déjà financé des études et des travaux préparatoires. L'année 2012 verra également l'engagement de l'opération du contournement ferroviaire de Nîmes-Montpellier, déjà prévue au budget 2011 de l'Agence. Les autres engagements 2012 concerneront diverses opérations routières comme le grand contournement ouest (A 355) de Strasbourg, la liaison autoroutière L2 à Marseille (réalisée sous forme de contrat de partenariat), la Route Centre Europe-Atlantique (RCEA) et la route du littoral à la Réunion, ainsi que la montée en régime des actions en faveur du fret ferroviaire dans le cadre de l'engagement national et des opérations de transports collectifs prévues au contrat spécifique Ile de France.
L'AFITF va également poursuivre ses efforts d'investissement dans les différents modes de transport, comme la poursuite des contrats de projet (CPER) dans les différents modes de transport et des plans de développement et de modernisation des itinéraires routiers (PDMI), la régénération des réseaux et la sécurité, notamment des tunnels et des passages à niveau, les grands projets de lignes à grande vitesse en cours de réalisation, ainsi que les projets de transports collectifs prévus dans le cadre du Grenelle de l'Environnement.

L'Agence de financement des infrastructures de transport de France est un établissement public de l'État qui a pour mission de concourir au financement des projets d'infrastructure dans un souci de développement durable. A cet effet, il mobilise les ressources d'origine essentiellement routières et autoroutières qui lui sont affectées pour financer les grands équipements nationaux et les projets contractualisés quel que soit le mode de transport : ferroviaire, routier, fluvial, maritime, portuaire ou combiné.



1.Posté par Garfield le 13/12/2011 15:20
Dommage que La Réunion soit de plus en plus défigurée par l'autoroute du littoral...

Que l'on ne se méprenne pas, je considère que l'amélioration des temps de parcours entre Saint-Denis et le Port, voire Saint-Pierre, est une bonne chose, tout comme le contournement des localités victimes du trafic routier en transit. Mais de là à saccager le territoire en le balafrant par une autoroute...

Autrefois, l'île était desservie également par un chemin de fer à voie métrique, que l'on a utilisé jusqu'à la corde sans chercher à le moderniser. À une époque où certaines personnes de pouvoir décrêtaient que le chemin de fer était dépassé (il fallait favoriser quelques entrepreneurs dévoués au bitume...), tout a été laissé à l'abandon, et les infrastructures prestement démolies. Pour une fois, La Réunion était aussi "favorisée" que la métropole... Quant à l'absence d'intelligence dans l'aménagement du territoire (absence de la prise en compte des axes de transports publics lourds, par exemple), elle a été là également la cause d'une anarchie des constructions et d'une totale absence de structure ; pas grave, on fera des routes et le peuple n'a qu'à s'offrir une voiture !

Dommage... une réouverture du réseau de l'époque, autorisant autant le transport des voyageurs que des marchandises aurait permis à La Réunion de continuer à tenter de remplir le "tonneau des Danaïdes" de l'autoroute côtière, sans cesse réparée à prix d'or, tout en offrant des emplois dans un service public et/ou privé ferroviaire, et en offrant ce luxe si moderne qu'est la possibilité de se passer de voiture (et des frais qui en découlent). Mais bon, les élus actuels ne sont pas au service des Réunionnais, mais de leurs affidés uniquement.... Eh oui, dommage...