Chili, Liban, Hong Kong : les conseils des Affaires étrangères

Des soulèvements populaires contre les pouvoirs en place, de Santiago à Beyrouth en passant par Hong-Kong, imposent la plus grande prudence aux visiteurs.

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Au Liban, des manifestations très importantes se poursuivaient à Beyrouth et dans plusieurs villes de province (Tripoli, Tyr), depuis le 17 octobre. Des centaines de milliers de personnes expriment leur ras-le-bol de la classe politique locale accusée de corruption et d’affairisme, toutes tendances politiques et religieuses et tous partis réunis. Le mouvement paralyse le pays avec la fermeture des banques, d’institutions publiques et de nombreux magasins. Ces manifestations entraînent le blocage de nombreux axes routiers sur l’ensemble du territoire libanais et des difficultés importantes de circulation.

Vendredi dernier, les difficultés d’accès à l’aéroport international de Beyrouth ont provoqué des temps de trajet extrêmement longs entre la capitale et l’aéroport, voire l’impossibilité de s’y rendre pendant plusieurs heures. Il n’est pas exclu que cette situation se répète dans les prochains jours. Il est vivement recommandé de se tenir informé de l’évolution de la situation, de suivre les consignes de sécurité diffusées par les autorités libanaises et d’éviter les lieux de rassemblement, notamment au centre-ville de Beyrouth. Dimanche soir, la situation semblait évoluer favorablement. Les principaux partis libanais auraient accepté une série de réformes proposées par le premier ministre Saad Hariri, selon l’AFP.

Au Chili, des troubles sérieux ont éclaté le vendredi 18 octobre notamment dans la capitale Santiago, à la suite de l’augmentation du prix du ticket de métro. L’état d’urgence a été déclaré dans la nuit de vendredi à samedi par les autorités chiliennes, à Santiago et à Chacabuco (nord de Santiago), ainsi que dans les communes de San Bernardo et Puente Alto (sud de la capitale). Des manifestations et incidents ont eu lieu durant le week-end dans plusieurs villes de province et l’état d’urgence a été étendu samedi et dimanche aux provinces de Valparaíso et de Concepción, ainsi qu’aux communes de Rancagua, La Serena et Coquimbo. Un nouveau couvre-feu a été décrété cette nuit de dimanche à lundi. Celui-ci concerne l’ensemble de la Région métropolitaine de Santiago (où il sera en vigueur de 19h00 à 6h00) ainsi que la région de Valparaíso (20h00 – 6h00), la province de Concepción (20h00 – 6h00) et les communes de La Serena et de Coquimbo (20h00 – 6h00). Les personnes se trouvant dans les zones concernées doivent, selon les indications des autorités, rester à leur domicile ou à leur hôtel, sauf urgence médicale nécessitant un déplacement. Les personnes devant voyager durant cette période sont invitées à se renseigner auprès de leur compagnie aérienne ou de leur société de transport. Les personnes atterrissant à l’aéroport de Santiago durant cette période se verront remettre un sauf-conduit et celles devant se rendre à l’aéroport afin de prendre un vol durant la période devront présenter aux autorités leur billet ou leur réservation pour bénéficier d’un sauf-conduit.

Des perturbations sont à prévoir dans les transports dans les prochains jours à Santiago, où le réseau de métro a été suspendu depuis vendredi et dont la remise en service ne sera que partielle et très progressive. Il est vivement recommandé de faire preuve de vigilance dans les jours à venir et d’éviter en particulier les rassemblements sur la voie publique, de suivre les recommandations des autorités et de se tenir informé de l’évolution de la situation dans les médias locaux et auprès des agences de voyage.

A Hong Kong, les manifestations continuent depuis juin, provoquées par le projet de loi sur l’extradition, pouvant donner lieu à des affrontements violents en tout point du territoire, notamment dans le secteur d’Admiralty où se trouvent les locaux du consulat général, mais également dans les quartiers touristiques et les centres commerciaux. Des blocages d’axes de circulation et des perturbations à l’aéroport ainsi que dans les transports en commun peuvent intervenir à tout moment sans préavis et conduire à des suspensions temporaires du service, y compris sur la ligne de métro desservant l’aéroport (Airport express). Une vigilance accrue continue à être recommandée sur l’ensemble du territoire de Hong Kong. En matière de tenue vestimentaire personnelle, il convient d’avoir à l’esprit que les couleurs noire et blanche sont aujourd’hui assimilées aux manifestants et aux contre-manifestants, ce qui peut occasionner des risques de confusion si vous vous trouvez dans une zone de rassemblement ou de tensions.
Il est en conséquence recommandé de respecter les consignes de sécurité des autorités locales, de s’informer de l’évolution de la situation et surtout de se tenir à l’écart de tout rassemblement. Par ailleurs : pour information, des contrôles sur les outils de mobilité (téléphones, ordinateurs portables, tablettes) ont été signalés lors du passage des frontières entre Hong Kong et la Chine. Pour vous informer sur la situation en cours, on peut consulter les médias anglophones de Hong Kong tels que RTHK, South China Morning Post ou Hong Kong Free Press (liste non exhaustive). Il est également préconisé de suivre les recommandations des autorités hongkongaises sur leurs sites ou vecteurs numériques (par exemple la page Facebook ou le site de la police de Hong Kong), ou encore le site de l’aéroport international de Hong Kong et le site du métro.

A noter la modification des conditions de délivrance des visas. Depuis le 15 juillet dernier, les demandeurs de visa pour la Chine doivent se rendre personnellement dans l’un des centres de demande de visa de la Chine en France afin d’y déposer leurs empreintes digitales, à l’exception des personnes de moins de 14 ans et de plus de 70 ans.