#IFTM2022 : état des lieux du déplacement professionnel responsable

Une table ronde-atelier était organisée par l’AFTM (Association Française du Travel Management) jeudi dernier sur l’espace du Club Affaires de l’IFTM, sur le thème Qu’est ce qu’un déplacement professionnel responsable ? Compte-rendu des nombreuses initiatives prises par les acteurs du secteur.

Le plateau aura permis un vaste tour d’horizon. L’animatrice de la table ronde, Marie Allantaz, aura en effet échangé avec pas moins de huit intervenants sur ce thème du déplacement professionnel responsable. Lesquels représentaient toutes les composantes du secteur : TMC, transporteurs, hébergeurs, solutions technologiques… Bien entendu, chacun avait une approche – et probablement une définition – différente de ce qu’est un déplacement professionnel responsable.

Ainsi, Julie Morel, directrice Grands Comptes chez Appart’City, a mis l’accent sur le choix du label Clef Verte, qui concerne aujourd’hui plus du quart du parc du spécialiste des résidences hôtelières. Un label indépendant attribué par un jury constitué d’experts du tourisme et de l’environnement, répondant à « un process très sérieux », gage de confiance pour les professionnels et clients les plus engagés.

De gauche à droite : Stéphanie Zetlaoui (SAP Concur), Bruno Diss (Hertz), Pierre-Augustin Dumez (Freenow for Business) et Laurent Bouly (SSF)

Côté mobilité, l’élément marquant est le passage à l’électrique, pas toujours simple dans le business travel, comme l’a rappelé Marie Allantaz. Bruno Diss, directeur commercial de Hertz France, a confirmé en effet que le marché du loisir est un peu plus en avance que le corporate, et noté qu’il fallait tenir compte des usages – à commencer par la distance à parcourir – dans le choix des véhicules. Il a rappelé aussi que des villes allaient devenir de plus en plus restrictives avec les véhicules thermiques. Pierre-Augustin Dumez, responsable des ventes France de Freenow for Business, a souligné le besoin d’accompagner les chauffeurs dans cette conversion vers l’électrique, d’aider à trouver les bornes et pouvoir recharger à moindre coût, mais aussi de responsabiliser le voyageur d’affaires.

Sur le ferroviaire, qui marque aujourd’hui des points sur l’aérien car plus vertueux sur les émissions de CO2, Yoann Meunier, responsable des ventes Affaires chez Eurostar a bien sûr rappelé les offres mises en place à l’adresse des PME, et insisté notamment sur deux notions : le bien-être du voyage et le temps de travail effectif, potentiellement supérieur lorsqu’on voyage en train plutôt qu’en avion.

De gauche à droite : Julie Morel (Appart’City), Yoann Meunier (Eurostar), Arnaud Bernet (Amex Cartes) et Philippe Chausson (CWT)

Côté outils, Stéphanie Zetlaoui, Senior Pre Sales Specialist Travel chez SAP Concur, a mis l’accent sur l’accompagnement des collaborateurs, sur les moyens d’influencer leurs comportements, sur la mesure du CO2 par le biais du reporting et du soutien de partenaires spécialisés (Thrust Carbon), par exemple sur la compensation. Arnaud Bernet, directeur commercial Grands Comptes France d’American Express Cartes, a souligné la visibilité qu’offre la carte, permettant de mesurer le poids carbone de l’ensemble d’un déplacement, de comparer sa consommation de CO2 par rapport à celles d’autres collaborateurs effectuant un même voyage…

Philippe Chausson, Senior Director chez CWT, a précisé l’importance de la TMC dans l’accompagnement de son client, dans l’apport d’une méthode, dans la mise en place de sa réflexion et de sa stratégie sur ces questions de durabilité. Il a également souligné le besoin de datas pour faire du reporting et mettre en place des plans d’actions.

Laurent Bouly, directeur du marketing de Scutum Security First (SSF), a pour sa part noté que la sureté et le risque voyage devaient évoluer dans la dimension RSE : “il ne faut pas opposer le E de Environnement au S de social”. Ce qui suppose une exigence quant au bien-être du voyageur. Une démarche qui rejoint celle que l’on constate dans le travel : voyager moins et mieux et plus longtemps. Une démarche pouvant aussi aider à emporter l’adhésion des voyageurs sur le volet responsable du déplacement. Marie Allantaz a aussi interrogé : le service voyage de l’entreprise peut-il devenir exemplaire, être un exemple pour les autres services ? Affaire à suivre…