L’autopartage, est-ce vraiment pour toutes les entreprises, même les plus petites ?

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L'avis de Loïc GUERINON, Chef de service Gestion de Flotte multi-énergies et Services Connectés chez TotalEnergies.

A question directe, réponse claire. Alors OUI, l’autopartage dans le monde professionnel, c’est pour toutes les sociétés et collectivités !

Et pourtant, il serait légitime de penser le contraire puisque la mise en place de l’autopartage est une des solutions à la Loi d’Orientation des Mobilités (plus connue sous le nom de LOM) qui a fait naitre, pour les entreprises de plus de 50 salariés et des flottes de plus de 100 véhicules, la problématique de « l’amélioration des mobilités quotidiennes du personnel ».

Mais au-delà de cette contrainte « purement » règlementaire, l’instauration de l’autopartage se veut bénéfique pour toutes les structures, quel que soit le secteur d’activité, le nombre de salariés, la taille ou le type de flotte…

Citons deux exemples simples et concrets : 

  • À l’échelle d’un seul véhicule : un véhicule de fonction est principalement utilisé pour les trajets domicile/travail. Hormis ce trajet, il reste inactif une très grande partie de la journée. Le fait de partager ce véhicule permet par conséquent d’optimiser son utilisation. 
  • À l’échelle d’une flotte : l’entreprise peut, à partir de l’analyse de l’usage des véhicules, adapter la taille de sa flotte (pour améliorer son taux d’utilisation) et ce tout en privilégiant l’introduction de véhicules à faibles émissions. Avec à la clé, des économies significatives sur le coût de son parc et une véritable réduction de son empreinte carbone.

Introduire l’autopartage dans une entité, c’est introduire une nouvelle vision de la mobilité. Gestionnaire, direction, collaborateurs, chacun pourra juger de ses atouts : faciliter l’adoption de véhicules à énergie décarbonée, optimiser l’utilisation des véhicules en parc, fidéliser le personnel et attirer de nouveaux talents, proposer des solutions de mobilité contribuant à l’atteinte du net 0 à 2035, disposer d’un moyen de déplacement affinitaire avec sa façon de concevoir la mobilité en milieu professionnel…

Je me permets de le redire. L’autopartage est bénéfique à des nombreux égards, notamment : 

  • Economiques : moins de véhicules, moins d’indemnités kilométriques, moins de locations courte durée ou encore moins de frais de gestion… Selon un article des Echos intitulé « Pratique, écoresponsable, économique : les avantages de l’autopartage en entreprise », il est estimé que l’autopartage pourrait représenter jusqu’à 30% de diminution du TCM (Total Cost of Mobility) de l’entreprise. Chaque mois, le coût d’un véhicule partagé équivaudrait à 21 courses en taxi ou aux indemnités kilométriques de 7 trajets professionnels. Les chiffres ont de quoi poser la réflexion…
  • Environnementaux : proposer une solution d’autopartage pratique et accessible pour les trajets professionnels revient à permettre à ses utilisateurs de pouvoir remplacer leurs véhicules personnels. En effet, d’après une étude de l’ADEME publiée en 2022, chaque voiture en système d’autopartage, et sur un modèle « en boucle », remplace 5 à 8 voitures privées. Le chiffre est édifiant.
  • Le gain peut être également appréhendé en termes de praticité. L’entreprise peut digitaliser les tâches chronophages (par exemple la remise des clés), effectuer des actions à distance sur le véhicule ou encore accéder à l’historique des réservations de façon simple et rapide. D’où un gain de temps et logistique appréciable.

Toute entreprise disposant d’au moins un véhicule est donc légitime à se poser la question de son utilisation et de son optimisation. Et vous, où en êtes-vous dans votre réflexion ?

A noter, notre prochain RDV : « Qu’est-ce que Mobility Business Carsharing de TotalEnergies ? »