Edward Arkwright (ADP) : « Nous souhaitons créer des lieux d’intermodalité »

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Lors du salon VivaTech, Edward Arkwright, directeur général exécutif d’ADP, s’est exprimé sur les différentes expérimentations menées au sein des aéroports de Paris en vue des Jeux Olympiques de 2024. Un « first step » pour créer l’aéroport de demain et améliorer le parcours voyageur.

Temps d’attente allongés aux frontières, bagages perdus ou bien encore points de friction lors du passage de la sécurité, les aéroports parisiens sont régulièrement pointés du doigt par les voyageurs. Lors de l’AG du BAR qui s’est tenue en janvier dernier, l’ensemble des intervenants, dont ADP et la DGAC, s’accordaient à reconnaître qu’il y avait urgence à améliorer le parcours voyageur. L’été 2022 a marqué les esprits et personne ne souhaite revivre un tel chaos…Mais à quelques mois de la Coupe du Monde de Rugby et des JO de Paris, le groupe aéroportuaire n’a d’autre choix que de revoir sa copie et d’accélérer sa transformation. Comme le rapportent nos confrères de TOM.travel, Edward Arkwright a déclaré lors d’une conférence de presse sur VivaTech : « Il faut garder en tête que le premier et dernier souvenir que les voyageurs auront de la destination sera l’un de nos aéroports. Il faut que nous soyons à la hauteur ». Gestion des flux de passagers, bagages volumineux…Les challenges seront nombreux pour ADP.

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Afin d’améliorer l’expérience au sein de ses aéroports, le groupe mise sur la technologie, l’intermodalité, l’accessibilité et la décarbonation. Une feuille de route à horizon 2024 qui s’inscrit néanmoins dans une stratégie sur le long terme, comme nous l’explique le directeur général exécutif. Selon lui, il y aura effectivement un avant et un après JO. « Toutes ces expérimentations vont nous permettre d’accélérer l’industrialisation et être déployées sur l’ensemble de nos infrastructures », nous confie-t-il sur le stand du groupe. Le dirigeant parle, entre autres, du scanner pour bagage 3D à l’aéroport d’Orly, du déploiement des sas PARAFE ou bien encore du pre-Boarding. Concernant le contrôle aux frontières, il assure que outre l’augmentation du nombre de sas PARAFE, la police sera renforcée et une évolution de la législation entrera bientôt en vigueur, favorable à limiter le temps d’attente.

Intermodalité et décarbonation 

La connectivité intermodale sera également l’un des sujet phare en investissant dans la mobilité décarbonée. Parmi les projets énoncés, le taxi volant de Volocopter qui pourra relier les aéroports au Bourget, Versailles ou bien encore Austerlitz en quelques minutes, l’augmentation des capacités des TGV au départ et vers CDG (+50%), le Roissy-Picardie, le CDG Express, l’extension de la ligne 14 vers Orly et la ligne de métro 18. « Notre objectif est de créer des lieux d’intermodalité pour les voyageurs, les salariés et les habitants des communes concernées », ajoute Edward Arkwright. Selon lui, il est certain qu’il y aura un avant et un après JO dans les aéroports parisiens, drivé par « la décarbonation qui reste notre ligne directrice pour chaque projet engagé », conclut-il.