Uber termine l’année 2023 dans le vert, en France, la grogne des chauffeurs VTC monte

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Plus de 13 ans après sa mise en service, Uber entre dans une phase de stabilisation de son développement. Si son activité « Mobilité » porte les résultats sur plusieurs marchés, en France, la politique pénalisante adoptée dans certaines villes contre les chauffeurs VTC pourrait avoir un impact en 2024.

Le géant américain a annoncé avoir dégagé un profit de 1,9 milliard de dollars en 2023. Une première depuis son entrée en Bourse, dont se félicite son PDG Dara Khosrowshahi. En détail, Uber affiche un chiffre d’affaires de 37,3 milliards de dollars, soit une hausse de 17% par rapport à 2022. Si le géant se targue des bons résultats d’Uber Eats, la branche « Mobilité » reste le principal moteur de sa croissance, notamment en Amérique Latine et dans la région Asie-Pacifique. Sur le marché français, cela pourrait se compliquer pour le géant des VTC…

Recours déposé à l’encontre de la Mairie de Paris et le défi des JO 

En effet, à Paris, Uber a déposé un recours contre l’arrêté de la Mairie de la Paris excluant les VTC de la rue de Rivoli et de la rue Saint-Antoine. « Malgré plusieurs décisions de justice demandant à la Mairie de Paris d’accorder l’accès de l’axe Rivoli-Saint-Antoine aux VTC et des actions constructives portées par les chauffeurs, la Mairie maintient sa politique d’exclusion », a commenté Camille Vu, responsable des opérations locales d’Uber. Le groupe souhaite mettre fin à l’inégalité de traitement des VTC vs taxis, avec le soutien des associations/syndicats de chauffeurs tels qu’AVF, Unsa ou FFEVTC.

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Contacté par la rédaction, Karim Daoud, président de l’AVF, nous confirme que le dialogue est toujours en cours sur ce sujet avec Paris, mais également sur un sujet brûlant : l’accès lors des JO cet été. Pour le moment, de nombreuses municipalités ont annoncé que les chauffeurs VTC n’auront pas accès aux voies réservés aux taxis durant les JO. Une aberration selon l’AVF qui espère que les collectivités et le préfet reviendront sur leur décision « tout en connaissant la grosse difficulté à laquelle les transports vont devoir faire face pendant cet événement ». Karim Daoud conclut : « Les vtc font parties de la solution et prendre le risque de les ignorer et une aberration sans nom ! ».