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A320 Germanwings: le SNPL France ALPA porte plainte contre X pour violation du secret professionnel


Des éléments de l'enregistrement des conversations du cockpit de l'A320 de Germanwings ont dékà été divulgués dans la presse alors que l'enquête est en cours. Le SNPL France ALPA a ainsi déposé plainte contre X pour violation du secret professionnel dans le cadre de l’enquête de sécurité concernant l’accident du vol Germanwings 4U9525.



Le New York Times a publié un article le 25 mars, sur le crash de l'A320 de Germanwings, en donnant des informations très détaillées sur le contenu du CVR (Cockpit Voice Recorder). Lors de la conférence du presse qui avait eu lieu le même jour, le Directeur du BEA avait indiqué que le dépouillement de la machine retrouvé sur les lieux de l’accident était en cours, précisant sans donner de détails que l’enregistrement permettait d’entendre des bruits, des sons et des voix. Dans le journal américain, il y a toutes les précisions : «L’article précise que la source est un haut fonctionnaire faisant partie de l’équipe d’enquêteurs et qu’il avait eu accès aux enregistrements audio issus de l’enregistreur. Le niveau de détail des informations divulguées le démontre», estime le SNPL Alpa. Le syndicat des pilotes ajoute dans son communiqué «Dès le lendemain, jeudi 26 mars, l’AFP diffuse une dépêche concernant des informations émanant "d’une source proche de l’enquête", informations provenant "de l’audition par les enquêteurs de la boîte noire" et reprenant les éléments divulgués par le New York Times». Il conclut «Des informations, tirées de l’enregistrement du CVR, ont donc été communiquées à la presse avant de les fournir à l’enquête judiciaire et surtout aux familles». Le SNPL a donc décidé de porter plainte contre X pour violation du secret professionnel. «Ces dysfonctionnements mettent également en lumière l’impérieuse nécessité de revoir le fonctionnement du BEA et de garantir son indépendance», ajoute l'organisation.

Erick Derivry, Président du SNPL France ALPA, explique «les pilotes de ligne acceptent d’être enregistrés en permanence sur leur lieu de travail. Ils l’acceptent parce que la profession est convaincue de la plus value apportée par les enregistrements dans la détermination des circonstances et des causes d’un accident. Ils l’acceptent au nom d’une véritable amélioration de la sécurité des vols. En revanche, ils refusent que ces conversations soient jetées en pâture, en violation des règles de confidentialité».