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ACTE, une conférence parisienne en demi-teinte


Le rideau est retombé. ACTE à Paris c'est terminé. Difficile d'en sortir les grandes lignes tant les avis sont partagés. Pour les rares participants francophones, le compte n'y est pas. Une présentation plutôt commerciale d'Apple en début de première journée, suivie d'une explication déjà connue pour Air France. Un début de congrès difficile. Rien à dire non plus sur les sessions de travail qui suivaient. Trop commercial, pas assez pointu, trop générique, voilà donc ce que pensent les participants Français que nous avons interrogé sur une réunion qui n'aura pas été très utile à la compréhension des évolutions du travel management.



Au final, il est toujours difficile de tirer des conclusions d'un tel événement. ACTE n'a pas encore trouvé la recette magique qui permet de lutter contre l'ennui tout en permettant à chacun, selon son tôle ou sa place, d'apprendre quelque chose. La GBTA à Amsterdam, il y a quinze jours, n'a pas été mieux lotie. Là aussi, le mélange fournisseurs/acheteurs n'a pas pris. Les grandes messes de ce type, sources de rentabilité pour les associations, démontrent les limites d'un système qui ne retrouvera jamais le succès des années 80. Certes, l'opération a permis les rencontres et les échanges personnels. Sur ce point , elle est un grand succès. Mais on ne pourrait se limiter à un tel résultat sans associer le contenu indispensable pour donner du lustre à la rencontre. Au final, on se demande si ce type de manifestation ne pourrait se faire, plus modestement, avec des séparations bien marquées entre les acheteurs et les fournisseurs. Des tranches de vie où chacun pourrait s'exprimer, en toute liberté, sans se soucier du besoin de donner la parole à ceux qui financent la conférence. Selon moi, et j'en suis un partenaire actif sans pour autant perdre de vue la réalité, un rendez-vous comme le Market Place du Voyage d'Affaires (MPVA) peut remplir ce rôle. Plus de 2500 personnes qui se partagent entre les conférences et les stands. Une rencontre conviviale par excellence où chacun viendra prendre ce dont il a besoin. C'est sans doute la force de ce nouveau type de rencontre. Moins couteuse qu'Acte ou la GBTA mais plus performante pour qui veut apprendre et qui veut rencontrer. De fait, il faudra encore améliorer le MPVA, le renforcer, l'ouvrir sur l'international pour les conférenciers et faire en sorte que la connaissance cohabite avec le commercial. Il faut donner des points de référence sur le métier et construire des rendez vous enrichissants avec les participants. Je dirais, en rêvant un peu, qu'il faudrait qu'Amex oublie son EVP et que Carlson s'ouvre sur le marché, pour faire de cette opération une réelle plateforme de redistribution des savoirs. Mais qui sait, avec un peu de patience, je sais que tout est possible. Les francophones sont souvent les meilleurs pour organiser des événements réputés. C'est notre côté latin mâtiné d'une vision anglo-saxonne. Autant en profiter.

Marcel Lévy

Mardi 4 Octobre 2011


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1.Posté par Déçu le 05/10/2011 11:58
Je vous trouve modéré dans votre compte rendu car globalement, je le dis haut et fort, c'était souvent sans intérêt ! Le seul mérite, et vous le dites, c'est que l'on peut rencontrer à titre individuel pas mal de monde. Mais pour le reste c'est une perte de temps et un coût excessif. Trop de discours commerciaux pas assez d'échanges sur le fond ou la forme.

2.Posté par Nowykaczor le 07/10/2011 13:31
Le ticket d'entrée a donc même eu raison de la qualité des débats : était-ce, hélas, prévisible ?

Le métier est nouveau (10 à 15 en moyenne), son seul tord a été d'apparaitre avec l'explosion des technologies de communication, avec lesquelles tout va tellement vite, qu'à force de communiquer à tout va, on n'entend plus rien et on se noie dans le flux... en perdant de vue peut-être l'essentiel ?

La prochaine édition du MPVA est très attendue, car elle déménage enfin à la Défense, là où sont les acheteurs. Assistera-t-on à une explosion des entrées ?

Affaire à suivre.