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Bon, qui bosse pendant les vacances ?


En trois jours, 3 études ont été publiées autour de ce sujet crucial : les Français travaillent pendant leurs vacances ! Si je « moyennise » les résultats, ils sont près de 45% à se coller derrière leur clavier. Si je prends en compte le volume des Français qui partent en vacances et les chiffres que donne l’Apec autour de la fonction « cadre », j’en arrive à cette conclusion : un ouvrier de l’automobile part avec sa carcasse pour finir sa voiture au bord de la plage. Idem pour un métallurgiste qui se fait une petite coulée d’acier entre deux randonnées !



Vous l’aurez compris, bien des chiffres ainsi dévoilés sont issus de l’IDM (Institut du doigt mouillé). Je ne mets pas en cause la méthode, mais le panel choisi est très peu représentatif de la réalité. Alors qui travaille réellement ? Si l’on en croit les études menées par Ispos et BVA ces dernières années, le verbe « travailler » est sans doute un peu fort. Certes, on peut prendre une heure pour regarder ses mails ou faire une petite vielle technologique et concurrentielle sans pour autant replonger dans le quotidien de l’entreprise. Au-delà, il est vrai que pour certains gestionnaires, comme les acheteurs de PME/PMI, il est fréquent de devoir quasi quotidiennement jeter un œil sur les dépenses voire de valider celles à venir. Pour les patrons, les vacances ne sont souvent qu’un épisode entre deux périodes de stress. Et les autres ? Et bien ils l’affirment, un break, c’est fait pour déconnecter. D’autant, comme le précise notre sociologue Alain Joyet que «On ne coupe pas tout à fait avec son travail pendant les vacances. On met de côté le stress mais il est toujours là».
Apprendre à partir en vacances, c’est pourtant ce que propose un coach américain, Roger Russel, qui veut démontrer que faire une coupure n’est pas aussi simple qu’il y parait. Il faut de la volonté, une réelle prise de conscience des bienfaits apportés par le repos et une capacité énorme à rejeter les contraintes de l’entreprise. Rien de facile, rien d’évident. Devra t-on en arriver là en France ? Sans doute. D’autant que pour un voyageurs d’affaires, prendre l’avion en famille, c’est un peu du boulot. Pour peu qu’il ait droit à la business dans l’entreprise, c’est carrément un pensum. Idem pour le choix de l’hôtel, les transferts voire les repas. Finalement, dans les chiffres publiés, ce sont surtout des spécialistes du déplacement professionnel qui ont du s’exprimer. Les autres, ils pensent déjà à la couleur de leur tongues. Voilà une idée qu’elle est bonne !

Marc Dandreau

Jeudi 28 Juin 2012


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