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Bruxelles va pouvoir négocier pour tout le ciel européen


Lors de la présentation de sa stratégie aérienne en décembre 2015, Bruxelles souhaitait obtenir un mandat des gouvernements de l'Union Européenne pour engager des discussions dans le domaine de l'aviation avec la Chine, la Turquie ou encore les pays du Golfe. Les 28 ministres des transports de l’UE lui ont donné le feu vert. La Commission va pouvoir négocier avec les autorités compétentes de ces régions au nom des pays membres.



Face à la concurrence féroce qui sévit dans le ciel mondial, l'UE adopte la maxime "l'union fait la force". Les 28 ministres des transports des pays membres ont autorisé la Commission à négocier des accords dans le domaine de l’aviation au niveau de l’UE avec l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), la Turquie, le Qatar et les Émirats arabes unis (EAU). Ces accords indiquent aux différentes parties les conditions d'ouverture du marché et garantissent également les normes de sécurité ainsi que la protection des consommateurs ou sociale.

Violeta Bulc, commissaire européenne pour les transports, estime "Quelques mois à peine après son adoption, la stratégie de l’aviation pour l’Europe est bien partie pour donner des résultats. Une fois conclus, ces accords offriront de nouveaux débouchés commerciaux à l’ensemble du secteur aérien, de nouvelles liaisons et de meilleurs tarifs aux passagers, tout en garantissant des conditions de concurrence équitables pour nos entreprises".

Derrière le langage policé se cache la guerre commerciale entre les compagnies européennes et les compagnies du Golfe, alimentée par des soupçons de transactions économicos-politiques autour des slots et des achats d'avions.

Des retombées économiques importantes
L'Europe estime que ces accords pourraient avoir de nombreux avantages économiques. Par exemple, les retombées pourraient atteindre jusqu’à 7,9 milliards d'euros au cours des sept premières années de l’accord (2017-2023) noué avec l'ANASE et jusqu'à 5 700 nouveaux emplois d’ici à 2023. Pour la Turquie L'UE table "jusqu’à 5 milliards d'euros par an générés par le développement du tourisme, jusqu’à 50% de baisse du prix des billets grâce à l’ouverture du marché, et jusqu’à 48 000 créations d'emplois".
Les pays du Golfe - bêtes noires des compagnies aériennes européennes – représentent "pris ensemble, jusqu’à 8,4 milliards d'euros au cours des huit premières années de l’accord (2018-2025) et 8 300 nouveaux emplois d’ici à 2025".