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Ce pays où un Président gracie un volatile


Curieux pays, celui où le Président se préoccupe chaque année de sauver le cou d’une dinde ! Et pourtant la cérémonie, instituée aux Etats Unis chaque 4ème jeudi de novembre depuis 1863 (merci Wikipédia), a encore eu lieu cette semaine. Et la tradition impose aux voyageurs d’affaires présents ce jour là de manger un bout de volatile, bigoterie ou pas !



Il y a de nombreux pays dits laïques dont la Bible inspire chaque pas, des pays officiellement religieux dans lesquels on cherche en vain le signe de religion. Ceux dans lesquels la religion fut autrefois sévèrement sanctionnée et où le Président - Poutine - se précipite désormais régulièrement à l’église. L’histoire est humaine, donc changeante. S’informer avant de partir pour respecter les traditions, c’est l’une des obligations du voyageur d’affaires en déplacement au bout du monde. Autant pour éviter de heurter ses contacts que pour se fondre dans la masse, il convient de rester au moins prudemment poli devant des traditions qui parfois nous surprennent. Le bol de lait de chamelle est parfois un peu rance, la vodka un peu raide, le saké trop chaud : peu importe, saluer ses hôtes comme ils nous invitent à le faire peut faire avancer les dossiers. Et il n’est pas certain que les étrangers soient très convaincus par le ballon de blanc qu’ils sont quelques fois invités à liquider sur le coin d’un zinc, en France, pour conclure une affaire !

Apprendre les traditions de l’autre, c’est finalement l’une des consolations du déplacement professionnel et bien utile parfois pour la carrière. Ceux qui se sont rendus fréquemment en Asie savent ainsi gérer une équipe multiculturelle sans faire perdre la face à aucun. Les anciens expatriés en Afrique ont presque toujours un rapport particulier, un peu paternaliste, avec leurs collaborateurs, parce que c’est ainsi : le chef doit aussi être un peu le « Papa » de chacun. Ce n’est pas du colonialisme, mais une tradition ! Ce mélange surprenant de culture, de religion et de place dans la société est un incontournable de la vie professionnelle internationale, pour le meilleur comme pour le pire. Pour le saké, je l’avoue, ce n’est vraiment pas le meilleur !

Annie Fave

Jeudi 22 Novembre 2012


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