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Connaissez-vous les effets cachés de l’A380 ?




Un nouvel avion, c’est toujours un événement. Même quand on le prend pour la deuxième fois ! Le super jumbo A 380 n’échappe pas à la règle : il innove sur le plan technique, il améliore le confort de ses passagers, il permet aux compagnies de regrouper presque deux vols en un, que du bonheur. Ou presque. La quantité de passagers à enfourner est telle qu’elle a, également, des effets pervers.

Les compagnies se sont équipées, les aéroports aussi, mais manifestement pas complètement. Si les passerelles permettent de grimper (c’est le mot, il y a une vraie pente) dans l’A 380, les équipements de sécurité en restent au même nombre. Tentez de prendre ce nouvel avion pour Singapour à la mi journée et vous en ferez vite l’expérience : les passagers sont appelés dans des délais raisonnables à rejoindre la Porte ad hoc du Terminal 1, mais le dit Terminal est vite débordé par un afflux manifestement encore inattendu au moment du départ. Et l’agent de sécurité, de toute évidence débordé, de s’interroger devant nous « Mais ils vont tous à Singapour ? ». Eh oui, en tous cas ils le voudraient bien, dès qu’ils auront passé l’embouteillage. ADP n’a pas mis en place les structures suffisantes pour absorber les presque 600 passagers d’un même vol. Et Singapore Airlines n’y est pour rien : le même afflux se répète à l’aéroport JFK lorsque c’est Air France qui atterrit à New York et qu’il s’agit de passer l’immigration. Les voyageurs d’affaires les plus aguerris ont bien relevé le phénomène. A peine posés, vite vers la porte pour courir à toute allure vers les guichets. Après l’avion, la course à pied. Il faudra donc trouver des solutions… Au départ comme à l’arrivée, faute de quoi le temps passé aux contrôles ou à l’immigration sera vite insupportable.

Marcel Lévy

Mardi 6 Avril 2010


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