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Dites-moi, on n’aurait pas perdu un avion par hasard ?


Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais le 8 mars dernier disparaissait un avion de Malaysia Airlines, le MH370. Je ne sais pas si vous le savez, mais un 777-200 ne se glisse pas dans une poche comme un porte clé. Je ne sais pas si on vous l’a dit, mais les 227 passagers sont introuvables ? Je ne sais pas si vous y croyez, mais une telle affaire sans secret d’état est elle pensable ?



Coulé, planqué, explosé… On n’en sait toujours guère plus aujourd’hui qu'il y a 2 mois et demi sur l’un des mystères de l’aviation moderne ! A l’heure de l’iPhone qui vous espionne, de la NSA qui vous surveille et des satellites qui voient les trous dans vos chaussettes, la disparition d’un appareil semble impossible à croire. Des semaines de recherche, des sous-marins ultra modernes et des bateaux qui n’en finissent plus de patrouiller, le résultat est le même : chou blanc. Et comme dans tout mystère qui se respecte, les supputations vont bon train. Des petits hommes verts à l’enlèvement dans une forêt dense d’Asie…

Toutes les hypothèses seraient drôles s’il n’y avait pas de vies humaines en jeu. Le MH370 n’est pas un titre de sketch ou de film mais la référence d’un avion disparu avec des passagers et un équipage dont les familles ne savent plus que croire et n'en finissent plus de pleurer. Que faut-il en penser ? A l’évidence qu’une telle affaire ne saurait se reproduire et qu'il faut prendre dès aujourd’hui toutes les mesures techniques pour éviter qu’un tel drame se renouvelle. IATA fait le dos rond en réunissant les spécialistes du suivi aérien. Des mesures précises pour le suivi des avions avaient déjà été proposées… classées sans suite par les compagnies. «Trop cher, mon fils». On ne saurait accepter des explications comme celles-là. L’argent pilote notre vie quotidienne, autant l’utiliser également pour notre sécurité.

Alors bien sûr, les compagnies sortent l’argument massif: «C’est le voyageur qui va payer». De là à entendre, «Ce sont des emplois en jeu», il n’y a pas loin. Croyez-moi, payer 10 euros de plus pour éviter une catastrophe comme celle du MH370 n’effraierait pas le passager. Il y a bien encore des surcharges carburant malgré un prix du pétrole en baisse depuis plus d’un an. Que les compagnies prennent le passager pour une truffe… C’est donc possible. La preuve.

Où est donc l’appareil de la Malaysia ? Je n’en sais pas plus que vous. C’est cette situation qui est insupportable pour les familles comme pour les professionnels de l’industrie aérienne. Trouver un début de réponse pourrait rassurer toute la chaîne humaine. Sans la moindre trace, on pourrait sans doute se méfier des satellites et de la NSA. Et si toute leur communication autour de leur puissance était bidon? Ça aussi, finalement, c’est une hypothèse.

Hélène Retout

Lundi 19 Mai 2014


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