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Et si Air France se mettait au low-cost ?


La compagnie Air France s’apprêterait à adopter un modèle low-cost avec la nouvelle offre proposée sur les quatre grands aéroports régionaux du projet « bases province ». Selon La Tribune, Air France pourrait ainsi proposer des vols à bas prix depuis Marseille, Nice, Toulouse et Bordeaux, pour attirer près de 5 millions de passagers supplémentaires par an, et rivaliser avec les low-costs «traditionnelles». Pas moins de 54 nouvelles routes seraient prévues : une petite révolution dans l’histoire de la compagnie.



Et si Air France se mettait au low-cost ?
A n’en pas douter, quelque chose se trame chez Air France. Le projet « bases province », dont la finalité suscitait récemment des interrogations , pourrait donc prendre une tournure relativement inattendue, si les informations de la Tribune venaient à se confirmer. Le quotidien économique, qui s’appuie sur plusieurs sources syndicales, décrit un projet d’envergure pour la compagnie française. Air France entendrait donc réduire ses coûts à hauteur de 15%, tout en augmentant l’offre depuis les quatre plateformes régionales visées, pour attirer "quatre à cinq millions de passagers supplémentaires par an" selon Pierre-Henri Gourgeon, directeur général de la compagnie. Un appel d’air qui permettrait à Air France de contre-attaquer vis-à-vis des compagnies à bas prix. Pour ce faire, Air France mise sur l’efficacité et la rentabilité. Deux avions supplémentaires devraient ainsi rejoindre chacune des plateformes concernées, et les roulements des appareils s’accélèreraient en réduisant à 30 minutes le laps de temps entre l’atterrissage et le décollage. La production des appareils augmenterait ainsi à hauteur de 40%.
Air France pourrait ainsi proposer des billets à bas prix en Europe, et sur le marché intérieur : une opération reconquête qui pourrait séduire les voyageurs français, à condition de convaincre d'abord le personnel en interne, même si les pilotes ont donné un premier signe positif . A condition également de trouver une place à ce nouveau positionnement, déjà encombré par l'offre des compagnies low-costs - y compris Transavia, la propre filiale d'Air France - et ferroviaire. La Tribune évoque pourtant une augmentation de revenus potentielle comprise entre 200 et 400 millions d'euros. Des chiffres qui restent à vérifier dans la pratique, si Air France se lançait effectivement sur cette voie.