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Jean-Marc Janaillac, « Air France peut décliner »


Auditionné ce 30 septembre par les sénateurs, l’intervention de Jean-Marc Janaillac, retransmise sur la chaîne parlementaire, avait un seul but : remettre les idées en place. La rentabilité est faible, les pertes totales atteignent 4,16 milliards d’euros et si Air France ne saurait mourir, son déclin peut être une réalité.



A l’exception d’une anecdote sur les liseuses individuelles absentes des sièges sur les vols domestiques, Jean-Marc Janaillac, pourtant souriant face aux sénateurs, a délivré un discours clair plus que sérieux. "Les efforts engagés depuis des années doivent permettre rapidement un équilibre financier", souligne le Président qui ajoute que "le milliard d’euros de résultats attendu ne doit pas cacher les efforts qui restent à faire". Un message adressé aux syndicats. Et la crainte du Président d’Air France/KLM serait un retournement de conjoncture. L’annonce faite ce même jour par l’Opep de limiter la production de pétrole aura des effets à la pompe, même si la concurrence entre pays producteurs est une aubaine.

Si le Président évoque la concurrence des pays du Golfe pour son groupe, il ne cache pas que d’autres points noirs viennent en freiner le développement: la taxe Chirac, les tarifs d’ADP sans oublier le coût du travail en France. Et d’enfoncer le clou: "Si Air France avait le même niveau de redevances que KLM, cela générerait plusieurs centaines de millions d'euros d'économies à Air France".

Il en a profité pour saluer le retrait de la taxe CDG Express prévue initialement pour financer la construction mais il reste prudent sur sa mise en place. Et pour combattre cette idée que les taxes sont loin d’être comprises, il donne un exemple : "Faire payer les compagnies pour construire cette liaison ferroviaire, c’est comme si l’on demandait aux automobilistes de payer une route à deux voies pour financer une autoroute à proximité".

Enfin, il a rappelé aux sénateurs que la recette unitaire d’AF étant encore supérieure à celle de ses concurrents, elle permet à l'entreprise de sortir son épingle du jeu. Le tout sur fond de message subliminal passé aux syndicats: "Il y a encore des efforts à faire et des économies à trouver". Tout en restant flou sur la nouvelle compagnie que le groupe va lancer, il précise que ce projet est source de fortes économies grâce à la volonté de pilotes de la rejoindre. "C’est aussi une façon pour les pilotes de devenir plus rapidement commandant de bord", remarque t-il. Manifestement les propositions Janaillac provoquent un vrai débat au sein de la compagnie, chacun des syndicats voulant en savoir plus sur le sort réservé à ses ouailles, c'est ce qui ressort notamment de ce tract publié mercredi par l'UNAC CFE-CGC.

Jean-Marc Janaillac n’est pas venu devant les sénateurs pour convaincre mais pour expliquer. Le message est-il passé ? Pour le Sénateur Louis Nègre, Maire de Cagnes sur mer: "Les enjeux importants d’Air France méritent l’attention des sénateurs et le suivi d’un dossier complexe. Il faut mettre en œuvre tout ce qui permettra à la compagnie de redevenir l’une des toutes premières en Europe et qui porte les couleurs de la France".





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