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L'arrivée en Europe des "optimiseurs" dans le voyage d'affaires est une question de temps !


La politique de Best Buy engagée depuis quelques mois dans les entreprises, quelle que soit leur taille, va engendrer l'arrivée sur le marché de nouveaux métiers. Aux États-Unis, les "optimiseurs" commencent à pointer leur nez. Non, ce n'est pas le titre d'un film à grand spectacle. Leur mission est simple et claire : intervenir ponctuellement dans les entreprises pour remettre à plat les fonctions achats, y compris celle du voyage d'affaires.



Quelle différence sensible avec le métier de consultant que nous connaissons en Europe ? Elle est simple : nous ne sommes plus dans la réflexion mais dans l'action. Pas de rapports d'audit sans fin mais des faits, immédiatement exploitables. Les "optimiseurs" se payent sur la bête en fonction du volume d'économies réalisées sur une période donnée. Au-delà de la vision globale qu'ils apportent sur les process achats existants dans l'entreprise, ils disposent souvent d'un véritable carnet d'adresses de fournisseurs, largement optimisé, et susceptible de proposer à qualité égale des prix plus attractifs. Dans le monde du voyage, ils sont encore peu nombreux à travailler sur ces sujets mêmes si leur nombre a sensiblement augmenté ces derniers mois: il serait aujourd'hui une petite quinzaine à exercer aux USA sous cette appellation.
Au delà de l'achat, le travail de ces "optimiseurs" se fait aussi dans la remise à plat des politiques voyages, au delà des seules contraintes imposées aux voyageurs. Bien sûr, nous sommes proches du travail d'un cost-killer des années 2000. Sans doute se sont-ils recyclés vers d'autres formules d'intervention dans les PME ! Difficile de dire aujourd'hui quels résultats ils obtiennent dans le temps. Difficile aussi de connaître les process utilisés. Bref, on pourrait aisément imaginer qu'il ne s'agit que d'une mode, mais elle a pourtant su séduire Boeing, Wal-Mart, Anne Taylor ou Amazon. Pas des galopins. Du côté des associations d'acheteurs, voire des directeurs des achats, la méfiance est de mise car ces actions quasi "commandos" pourraient signer la fin du travel manager ou de l'acheteur spécialisé. Le voyage d'affaires n'est plus désormais dans le trio de tête des dépenses moyennes de l'entreprise. Voilà qui pourrait redistribuer rapidement les cartes si ce n'est déjà en cours.

A New York,
Philippe Lantris

Jeudi 25 Avril 2013


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