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L'hôtellerie va reprendre des couleurs en 2017


2016 a été une année complexe pour l'hôtellerie parisienne. Elle a enregistré une baisse du nombre de clients ainsi que du taux d'occupation des chambres. Toutefois le secteur devrait reprendre des couleurs. Les RevPAR de 2017 et 2018 devraient grimper respectivement de 3,6% et 5,8% selon PwC.



Près de 12 millions de touristes ont séjourné dans un hôtel parisien entre janvier et octobre 2016. Cela représente une baisse de 8,6% par rapport à la même période en 2015.
En outre, le taux d’occupation des établissements de la capitale a chuté de près de 10 points l'année dernière, et atteint ainsi un niveau historiquement bas de 69,4%. Le secteur a également enregistré un repli du prix moyen par chambre de l’ordre de 4% (229,5€) tandis que le RevPAR a reculé de 13,2% (159,3€.)

Toutefois, l'hôtellerie parisienne devrait connaître une embellie en 2017 et en 2018, selon les experts de PwC et cela pour plusieurs raisons. Ils expliquent "Tout d’abord, alors que les fondamentaux économiques (croissance du PIB, baisse du chômage, hausse du pouvoir d’achat, etc.) sont au vert, la demande domestique devrait augmenter incitant l’offre à s’adapter. Il faudra donc s’attendre à une augmentation de la capacité d’accueil des hôtels parisiens au cours des 2 prochaines années". Ils ajoutent "L’hôtellerie de luxe devrait fortement se développer pour répondre à la demande. Ainsi, les rénovations du Crillon et du Lutetia – attendues depuis plusieurs années, ainsi que les prochaines inaugurations prévues, telles que celles de l’hôtel Okko et du Cheval Blanc (hôtel du groupe LVMH qui s’installera en 2018 dans l’immeuble de la Samaritaine) devraient avoir un impact très positif sur le marché parisien".

L’étude prospective estime ainsi qu’en 2017 et 2018, le RevPAR du secteur parisien devrait croître respectivement de 3,6% et 5,8%, tiré par des taux d’occupation en hausse de près de 4%. 
"Le secteur de l’hôtellerie parisien n’a rien perdu de son dynamisme. Il devrait repartir dès le second semestre 2017, porté par des taux d’occupation de plus de 70%. Alors que la Ville de Paris vient d’annoncer sa stratégie touristique 2017-22 qui vise 2% de visiteurs supplémentaires par an, elle peut compter sur la tenue de nombreux événements attractifs au cours des 2 prochaines années, tels que le Salon du Bourget, le 25ème anniversaire de Disneyland Paris et l’ouverture très attendue du musée Yves Saint-Laurent en 2017, ou encore la Ryder Cup qui se tiendra pour la première fois de son histoire en région parisienne en 2018. A plus long terme, Paris est toujours en course pour les Jeux Olympiques d’été 2024 et l’Exposition universelle 2025, de belles perspectives pour un marché qui reste leader en Europe", précise Arnaud Thibésart, associé spécialiste de l’hôtellerie chez PwC.

L'hôtellerie européenne va continuer à croitre
Si les établissements parisiens sont à la peine, leurs confrères européens sont en forme. La bonne résistance des économies européennes, la popularité des destinations touristiques d’Europe du Sud (Portugal et Espagne notamment) et le poids du tourisme d'affaires en Europe devraient d'ailleurs stimuler l’activité du secteur hôtelier en 2017.

La majorité des villes – hormis Genève et Zurich – devraient connaître une croissance de leur chiffre d'affaires hôtelier en 2017 et la quasi-totalité d’entre elles afficheront une croissance additionnelle en 2018 – à l’exception, là encore, de Zurich.

Porto, qui vient d’être élue meilleure destination touristique européenne de l’année pour la 3ème fois, se place en tête du classement 2017 avec une estimation de croissance de 14,8% (RevPAR), devant Dublin (8,7%) et Budapest (6,8%). En 2018, la ville portugaise devrait conserver une croissance à deux chiffres, en devise locale (12,8%), devant Budapest (9,9%) et Madrid (8,2%), alors que Dublin (7,4%) quitterait le podium.

En ce qui concerne la capitale française, Paris devrait, se positionner en 9ème position du top européen avec une croissance de 3,6% (RevPAR) en 2017. Cette progression devrait se poursuivre en 2018, puisque Paris passerait alors à la 6ème place du classement avec une croissance de 5,8% (RevPAR).

Dublin, championne des taux d’occupation
Dublin devrait garder au cours des deux prochaines années son titre de championne des villes européennes en termes de taux d'occupation, obtenu en 2016. Selon l'étude, cette année les taux d'occupation dépasseront 80% dans les deux villes britanniques que sont Dublin (83%) et Londres (82%), juste devant Amsterdam (78%). Mais en 2018, la deuxième ville d’Espagne devrait supplanter la capitale néerlandaise dans le top 3, qui se composerait alors de Dublin (84%), Londres (82%) et Barcelone (80%).
 
Genève, ville la plus chère d’Europe
Alors que Paris était la ville la plus chère d’Europe jusqu’en 2015, Genève lui a volé le titre en 2016. Elle devrait garder la tête du Top3 en 2017 avec une nuitée dont le prix moyen est estimé à 300,2€, juste devant Zurich (244,9€) et Paris (229€). Londres (164€) et Rome (148,2€) devraient suivre. En 2018, toutes les villes devraient voir leur prix moyen augmenté – hormis Genève et Zurich.