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La musique adoucit aussi les mœurs du voyageur d'affaires


Vous savez le bonheur que nous avons à traquer les études diverses et variées, loufoques ou non, qui évoquent, de près ou de loin, l'univers du voyage d'affaires. Certaines sont parfois un peu tirées par les cheveux et les travaux universitaires que nous présentons se révèlent, une fois publiés, bien plus légers que nous ne l'imaginions ou que le "teasing" l'avait laissé entendre. La dernière en date nous conduit sur les chemins de la musique. Précisément, c'est sur le thème de la musique en voyage (The mobility music) que se sont penchés les élèves du conservatoire de New York, associés à ceux de l'université d'études sociologiques du New Jersey.



Si leur travail ne révèle pas de grands secrets, il a le mérite de fixer les idées. Premier constat, chaque voyageur considère que sa propre musique, sur son téléphone ou son MP3, est bien meilleure que toute celle accessible dans un avions ou diffusé dans un lieu de public. Normal. Effet de mode, ou simple opportunisme culturel, toujours est-il que 46% des personnes interrogées reconnaissent qu'ils apprécient d'écouter de la musique classique en voyage. Ils sont 86% à aimer entendre des chansons dans leur langue maternelle et, selon l'âge, 61% avouent écouter toujours le même type de musique voire les mêmes interprètes.

Contrairement aux idées reçues, il y a un vrai gisement de curiosité en voyage. 56 % avouent qu'ils aiment se plonger dans la musique du pays visité et 12% font l'achat d'un ou plusieurs CD. En avion, 68 % trouvent que l'offre musicale proposée est variée et de qualité. Un chiffre qui se rapproche d'ailleurs de ceux évoqués par Air France lorsque la compagnie avait refondu, il y a quelques mois, son programme musical à bord. Enfin, 21% apprécient l'idée de pouvoir composer leurs propres play list à partir des systèmes installés dans les avions... Même si 89% d'entre eux reconnaissent que c'est "long et fastidieux à faire".

A quoi tout cela va t-il servir ? Sans doute à pas grand chose si ce n'est à conforter les compagnies dans leurs recherches du meilleur programme de musique...A moins qu'un esprit chagrin, soucieux de rentabiliser la dépense occasionnée par ce service, ne se décide à le vendre. A peine quelques euros, le temps d'un vol moyen ou court courrier. Presque rien en somme! Des mauvaises langues de la presse américaine disent que plusieurs compagnies travailleraient avec des majors pour mettre en place un accès payant à une banque de musique évoluée. Que des ragots, non ?

Hélène Retout

Mercredi 26 Janvier 2011


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