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Le grand Portnawak des vacances du voyageur d’affaires


Toujours par monts et par vaux, le voyageur d’affaires aspire à des congés bien mérités, de préférence à un tarif attractif, au moment qui lui convient le mieux, en famille ou non. Si les projets 2015 se confirment, c’est avec le couteau entre les dents qu’il devra les négocier !



Les projets gouvernementaux sont souvent comme les vagues de neige : ils se succèdent et s’évaporent avec les beaux jours, réchauffés par le soleil d’une nouvelle idée sans doute plus brillante que les autres. Pchitt. Et c’est parfois tant mieux. En tous cas, il serait souhaitable pour les entreprises que la dernière idée de Monsieur le Ministre de l’Education nationale soit ainsi, fondue très vite comme neige au soleil. Au-delà de l’incohérence à vouloir modifier le rythme annuel des vacances sans l’inclure dans la réforme en cours - sujet que nous réservons aux parents - on peut en effet s’interroger sur la façon dont les PME-PMI vont bien pouvoir gérer le planning sur des délais plus courts… Mais au delà, concentrer les vacances sur 6 semaines, c'est nuire aux déplacements professionnels rendus impossible par la sur-fréquentation aéroportuaire et des tarifs qui explosent (en moyenne plus de 145 % de hausse diverses entre la basse et la haute saison).

Vous souvenez vous des années 70 ? Les usines fermées au mois d’août, la ruée sur les routes et les embouteillages, les prix qui flambent et la saturation balnéaire. Bon an mal an et pour éviter ces effets pervers, les années 80 nous ont appris à organiser les congés sur 2 mois, les juin et septembre permettant aux non-parents de prendre des avant ou après saison moins chargés. Certes les entreprises ne tournent pas à plein pendant deux mois, mais elles assurent sur la longueur une alternance des vacances pour chacun. En rapportant les vacances à 6 semaines en deux zones, comment organiser le planning des vacanciers sans fermer ? Et comment favoriser les retrouvailles des familles recomposées, semées dans des zones dispersées ? En dernier lieu, comment ne pas provoquer une hausse des prix sur cette période concentrée ? A moins de fournir aux DRH un logiciel supra sophistiqué, dur dur d’éviter les périodes rouges de désert dans les bureaux ! Cela dit, ce sont les transporteurs, loueurs et autres hôteliers qui vont être contents : à période saturée, yield élevé. Vive les fausses bonnes idées…

Hélène Retout

Lundi 25 Février 2013


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