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Jeudi 6 Août 2015

Les hôteliers indépendants engagent-ils un combat d’arrière-garde face aux OTA’S ?


Alors que la loi Macron, adoptée en juin 2015 et validée en grande partie par le Conseil Constitutionnel, interdit la clause de parité tarifaire, les hôteliers indépendants veulent aller plus loin. Leur crainte ? Que les OTA’S proposent très rapidement un contrat type où l’hôtelier n’aura plus qu’à apposer son paraphe sans pouvoir en discuter les clauses.



Les hôteliers indépendants engagent-ils un combat d’arrière-garde face aux OTA’S ?
L’association R.E.D (Réservation En Direct), créée en 2013, est plus connue sous le nom de sa plateforme de réservation en direct FairBooking . Elle se méfie des réactions du monde digital et va lancer "lesvachesalaitdesotas.org " dont la finalité est de faire connaître la Charte de la distribution hôtelière en ligne.
 
Si leur inquiétude est légitime, l’action qu’ils veulent engager n’est pas claire. Première observation, rien n’oblige les hôteliers à passer par les OTA’S. En perdant la bataille technologique, les établissements indépendants ont perdu la bataille de la distribution. Accor s’en est vite rendu compte en repensant en quelques mois sa stratégie digitale et en investissant des sommes colossales sur internet.
 
Autre remarque, la charte que proposent les hôteliers est à l’image de celle voulue par les OTA’S… De fait, vues par les hôteliers, les règles sont peu favorables à la distribution en ligne. L’hôtel se réservant le droit de gérer, comme bon lui semble, ses disponibilités et ses prix. Rien de plus normal mais pourquoi exiger des OTA’S d’accepter ce qu’eux-mêmes leur refusent. Précisons cependant que cette charte a été rédigée par le GNI, connu pour son extrême corporatisme, sur la base des 19 bonnes pratiques recommandées par l’HOTREC en 2012 (regroupements des syndicats HCR au niveau de l’Union Européenne).

 

Les grands principes de la charte

Quels sont les points qui déséquilibrent la relation entre les hôtels et les distributeurs ?
A1. Pas d’utilisation non autorisée des marques hôtelières à des fins de marketing en ligne
A2. Pas d’affichage sur les portails d’affiliés non autorisé par l’hôtel
A3. Pas de parité ou d’égalité tarifaire imposée
A4. Pas de parité ou d’égalité de condition imposée
A5. Pas d’accès à l’intégralité des offres de l’hôtel imposé
A6. Clarté et transparence des prix et des informations dans les moteurs de recherche
A7. Pas de modèle d’enchère sans information claire pour le client
A8. Clarté et transparence des recherches par critère dans les moteurs de recherche
A9. Des données clients authentiques, fournies et contrôlées par le distributeur
A10. Pas de commission sur les taxes, ni sur les services non réservés
A11. Temps de réaction adéquats pour l’actualisation des réservations
A12. Suppression des contenus de l’hôtel en cas de suspension ou de rupture du contrat
 
Sur quels autres points le GNI demande-t-il des changements ?
B1. La terminologie et les normes de classements doivent être conformes à la législation
B2. Les avis et commentaires clients doivent garantir à l’hôtel : authenticité, fiabilité, véracité, légalité des contenus
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1.Posté par Philippe Etourneau le 10/08/2015 10:57
Ce n'est pas une crainte mais une réalité puisqu'un des OTA, le plus gros, l'a fait dès la promulgation de la loi Macron, par la voie d'un simple email, notifiant que l'utilisation de la plateforme au delà des 14 jours de sa promulgation valait acceptation tacite des conditions de ce pseudo avenant figurant dans l'email et qui n'est en aucun cas un contrat de mandat.
Un combat d'arrière garde sûrement pas ! Il en va de la survie même de l'hôtellerie indépendante, de ses marges, de sa capacité d'investissement et donc de rénovation pour pouvoir continuer à offrir un produit et un service de qualité.
Parmi tant d'autres, il faut mettre fin lau brandjacking éhonté auquel se livrent les OTAs, qui détournent ainsi la clientèle. Le contrat de mandat doit donc refuser l'utilisation du nom et de la marque de l'hôtel.



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