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Les menteurs du voyage d’affaires


Ne vous attendez pas à ce que je donne des noms et des faits précis, mais ce que je peux vous dire, c’est que le mensonge est depuis fort longtemps une méthode de gestion…Chez les fournisseurs comme chez les clients. Fausse augmentation du chiffre d’affaires, faux volumes de voyage, fausse déclaration du budget déplacements professionnels. Bref, bon nombre de très respectables opérateurs jouent un peu avec la vérité. Pourquoi? Pour conquérir de nouveaux marchés ou obtenir de bons prix!



Le mensonge en méthode de travail, le fait est loin d’être nouveau. Depuis la nuit des temps, politiques et économistes, reconnaissent «qu’embellir la vérité» ne peut pas «faire de mal ». Il y a quelques mois, une étude voulait mesurer le nombre de faussaires déclarés en matière de notes de frais. Pas vraiment des menteurs dans ce cas mais juste des voyageurs qui, ayant oublié une note, en glissent une autre dans le lot. Pas vraiment du mensonge même si juridiquement, c’est une faute grave qui peut engendrer un licenciement. Bref, si tout le monde ment, le jeu, le vrai, c’est de chercher à connaître la vérité. Démêler le vrai du faux pour comprendre où se trouve réellement le curseur.

Ne souriez pas, c’est une activité commerciale aux USA. Bien des cabinets, associés à des enquêteurs (très fréquents chez les avocats américains) y décortiquent les propos des entreprises pour aller déterrer une vérité qui n’est pas forcément bonne à dire. La loi américaine le permet. Ces cabinets ont ainsi relevé des déclarations erronées chez des TMC, mais aussi au sein de très grosses entreprises de la distribution voire même des compagnies aériennes réputées. Mais à quoi cela sert-il ? Pas à grand-chose pour les petites structures mais à obtenir des avantages pour les grosses. Il se dit même qu’un client aurait obtenu quelques avantages supplémentaires en démontant une grosse « embrouille » économique mise en place par un transporteur.

Des « on dit » mais pas de nom. La pression se fait en toute discrétion. Au-delà, on devrait voir arriver des méthodes comparables en Europe et plus précisément en Grande Bretagne où des filiales de groupes américains viennent de s’implanter. Leur thème de prospection : tout savoir pour payer le juste prix. Pas d’inquiétude pour la France selon différents contacts interrogés en fin de semaine. Pas d’inquiétude mais une petite interrogation : et si l’on découvrait de telles pratiques chez nous, que feraient les clients ? Mentir ? Pas certain !

A New York,
Philippe Lantris

Lundi 3 Février 2014


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