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Les voyageurs d'affaires : «Nous voulons comprendre et participer»




L’étude réalisée par Allan Bart (Barton et Partners), que publiera prochainement Voyage et Business, est révélatrice des frustrations vécues par le voyageur d’affaires. Dans cette annalyse des attentes du voyageur d’affaires 2008-2009 , plus de 62% d’entre eux affirment que les stratégies de l’entreprise sont peu réalistes voire très éloignées du terrain. Une critique qui revient en permanence même si elle est atténuée par une forte envie de comprendre voire de participer à la politique «voyage» de l’entreprise.

«Partir pour vivre une galère semble être le mot d' ordre des PME» commente Jean Jérôme, cadre dans une petite société de développement informatique qui gère des clients dans 25 pays dans le monde. Un exemple partagé par beaucoup d' autres voyageurs qui ne comprennent pas les choix de leur gestionnaire de voyages. Premier constat : plus de 82% des déplacements sont achetés par des professionnels qui ne connaissent pas la destination. Ils sont 78% des acheteurs à faire confiance à leur agence de voyage, plateaux d' affaires ou solutions négociées pour leur SBT. Une erreur pour 67% des voyageurs qui estiment que «Les choix hôteliers sont souvent erronés, sans intérêt et à des tarifs peu compétitifs face à l'offre réelle du terrain». On l'aura compris, les voyageurs d'affaires aimeraient être présents au moment de la préparation de la politique «voyage d'affaires» de leur entreprise. D'autant que 56% affirment qu' à aucun moment ils ne sont consultés, ni même informés des changements engagés par l' entreprise.
Autre remarque, le besoin de comprendre est peu pris en compte par les sociétés. 52% des sondés expliquent qu'ils ne peuvent pas argumenter pour faire modifier un choix d' entreprise. Une frustration qui s' accompagne d'une incompréhension surtout à une époque où la technologie facilite la mise en place des déplacements professionnels. «On voit qu' il y a un fossé qui se creuse entre l'entreprise et le voyageur d' affaires», commente Allan Bart de B&P, « Mais faute d' avoir des repères ces dernières années, il faut prendre en compte la grogne actuelle pour mesurer dès l'an prochain les évolutions potentielles dans ce domaine. Ce que l' on peut affirmer, c' est que si le voyage d' affaires est un critère social fort, attendu par les jeunes cadres et signe de confiance, on constate que, chez les quadras, l' envie de partir pour l' entreprise diminue fortement faute d' y trouver une réelle satisfaction ».

Marcel Lévy

Mercredi 21 Mai 2008


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