Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires et des déplacements professionnels


Météo France dans l'œil du cyclone et du voyage d'affaires


Avec un premier Ministre qui critique Météo France, un Ministre de l'intérieur qui ne voit pas "de pagaille" et des acheteurs qui retrouvent leurs voyageurs endormis sur le sol des aéroports... Je pense que l'on peut commencer à parler d'inorganisation face à ce qui n'est, somme toute, qu'un incident météorologique comme on en vit tous les 6/7 ans ! De là à crier au scandale, prudence.



Météo France dans l'œil du cyclone et du voyage d'affaires
Il parait que les 11 centimètres de neige à Paris auraient bien fait rire les provinciaux ! Pour une fois, la pagaille était dans la capitale qui a démontré son cruel manque de moyens face à des intempéries, a priori annoncées. On pourrait épiloguer sur les absences répétées d'une organisation qui, face aux chutes de neige, s'est révélée inexistante et absente. Étonnant même quand on sait à quel point le principe de précaution a tout codifié, sauf les dérapages automobiles et les chutes de piétons. Grosso Modo, au vu des répartitions publiées par les compagnies aériennes, ce seraient plus de 1200 voyageurs d'affaires qui se sont retrouvés coincés aux aéroports, sans chambre réservée. Sans compter les salariés restés dormir au bureau. Dans un sursaut d'opportunisme commercial, quelques éditeurs de logiciels se sont lancés dans la flagornerie en rappelant que face à ces crises, seule la TMC (Travel Management Companies) était à même de gérer les dysfonctionnements du temps. C'est en partie vraie, mais en partie seulement. Car au final, la gestion de cette mini crise (moins de 26 heures) s'est faite naturellement même si, pour les "victimes", la situation était inconfortable.
Que faudra t-il retenir de cette situation ? Que le Travel Manager doit s'abonner aux services privés de Météo France ? Que nenni. Une couche de dépenses supplémentaires ne règle pas les effets d'une couche de neige. Qu'il doit juste patienter ? Certainement. Qu'il doit communiquer ? Évidemment. Et c'est même la grande leçon de cette crise météo. Informer, gérer et expliquer. C'est la seule solution pour rester en prise avec ses voyageurs et ne pas leur donner le sentiment qu'ils sont abandonnés. C'est tout un pan du savoir faire des acheteurs que l'on connait moins, mais qui est essentiel au fonctionnement des déplacements professionnels. Surtout en période de "crise".

Marc Dandreau

Vendredi 10 Décembre 2010


Notez