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Mardi 30 Avril 2013

Richard Branson ne veut plus des "conseils officiels aux voyageurs"



"Arrêtez cette politique de la peur permanente", tonne Richard Branson, le patron de Virgin Atlantic qui demande aux Ministères des affaires étrangères européens de cesser la diffusion de messages alarmistes sur les sites officiels dédies aux voyageurs. Dans la presse anglaise, le bouillonnant patron se dit atterré de lire des restrictions sur certains pays "qui ne sont que des exagérations hâtives".



Richard Branson ne veut plus des "conseils officiels aux voyageurs"
Dans des propos repris par The Independent, il précise "Un avertissement d'une nation ou d'une région annule la plupart des assurances de voyage". Et de poursuivre : "Tous ces coûts pèsent sur la gestion des voyages, leur préparation et leur exécution". Mais Sir Branson n'est pas naïf pour autant. Il reconnait que certaines destinations ne sont pas sûres et peuvent poser des problèmes même s'il remarque que pour faire des affaires "la peur a un prix... celui de la sécurité".
Pourquoi ces attaques? Pour Branson, les alertes répétées sur le Kenya ont conduit Virgin a abandonner le vol vers Nairobi. D'autres compagnies sont arrivés à des constats de même type. Pour rien, selon lui. Avec le temps, précise alors le patron de la compagnie britannique, "On voit bien qu'il était possible de moduler cette alerte qui ne reposait que sur des analystes un peu rapides". Le Foreing Office a rejeté en bloc toutes ses accusations en reprochant à Brandon d'avoir une vision un peu courte et d'affirmer : "Nous avons la responsabilité de s'assurer que les ressortissants britanniques disposent de l'information et les conseils nécessaires pour qu'ils puissent faire leurs propres choix, nous serions à juste titre être critiqués si des Britanniques ont perdu la vie et que nous n'avions pas réfléchi une menace terroriste connu. " Mais Branson n'abandonne pas et fait remarquer qu'il y a quelques jours, le Foreign Office a émis une alerte sur la Turquie suite à des manifestations en qualifiant le risque sur place "d'élevé". Cette décision, pour beaucoup d'acteurs du voyage, est loin de refléter la réalité et jette le doute sur l'ensemble du pays.