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USA : la bataille des groupes hôteliers contre les sites online


Il faut s’y attendre, ce qui se passe aux USA pourrait bien se produire rapidement en Europe. Selon le Wall Street Journal, les groupes hôteliers américains affirment désormais vendre leurs chambres moins cher que sur des sites comme Expedia ou Priceline.



Marriott, moins cher sur son site que sur les agences en ligne
Marriott, moins cher sur son site que sur les agences en ligne
Selon une étude menée par Kalibri Labs, spécialiste de l'industrie hôtelière, les commissions accordées aux agences de voyages en ligne ont coûté 4,5 milliards de dollars entre juin 2016 et aujourd’hui. En 2016, le marché de la réservation hôtelière en ligne a dépassé, selon PhocusWright, 31,4 milliards de dollars, plus que les réservations directes d'hôtels. Une situation qui inquiète les plus grands groupes américains.

Si tous les grands opérateurs reconnaissent que leur présence sur le net, via les comparateurs, était essentielle au début de la vente en ligne de voyages, ils affirment aujourd’hui que la situation n’est plus tenable et que le pouvoir de la commercialisation doit revenir aux hôteliers pour économiser les commissions.

Désormais, la plupart des groupes hôteliers américains proposent des tarifs en direct plus bas et accompagnent leur offre de programmes de fidélisation sensés attirer les jeunes générations (18 à 34 ans) qui, selon une étude d’Adara, sont 52% des voyageurs à préférer réserver leurs hôtels par le biais de moteurs de recherche en ligne. Seuls 37 % des 35 ans et plus font confiance aux sites hôteliers pour trouver le meilleur prix.

Mais l’une des grandes nouveautés de ces programmes réside dans l’association de produits complémentaires à ces programmes de fidélisation. En associant l’aérien ou la location de voitures à leurs offres, les hôtels veulent désormais séduire les voyageurs d’affaires qui ne passent pas par les SBT. En ligne de mire, les PME/PMI qui représentent plus de 40% de la clientèle d’affaires des hôteliers américains. Plusieurs programmes spécifiques sont en cours de développement. De nouveaux services apparaissent comme la récupération ou la dépose aux aéroports avec Uber et à des prix ultra compétitifs.

Enfin, c’est sur le terrain de la communication que vont porter les efforts. Marriott ou Hilton veulent faire connaître leurs nouvelles politiques tarifaires. D’importantes campagnes sont prévues d’ici à la fin de l’année. En Europe, Accor s’engage sur le même chemin mais avoue ne pas forcément maîtriser tous les tarifs disponibles en raison d’un important réseau de franchisés… Même si, selon une source interne, "cette situation devrait être rapidement corrigée".


© Wall Street Journal
© Wall Street Journal






1.Posté par Herve ROCLE le 29/05/2017 07:57
Les hoteliers americains, comme les chauffeurs de taxis, ainsi que les consommateurs, commencent (ils ont mis le temps!) a prendre conscience que les algorithmes qui leur dictent le taux de racket a payer pour mettre en relation vendeur et acheteur n'est qu'outil pour générer de la data et collecter la valeur ajoutée et que, tant qu'ils ne maitrisent pas eux même, via des association professionnelles, groupes, syndicats leur appartenant en propre, ils seront otages de ces algoritmes détenus par les GAFA.
La FRENCH DMC ASSOCIATION est très exactement dans ce schema pour unir les DMC et leur permettre de construire cet outil.
www.french-dmc-association.com