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Jeudi 14 Mars 2013

Un avion taxi sans pilote pour les voyages d'affaires (vidéo)



Lorsque l'on évoque le futur, il faut toujours se méfier des conclusions trop hâtives. Souvenons-nous au début du XXe siècle, un journal parisien du soir avait titré : "Les aéroplanes ne pourront jamais attirer le public". On sait aujourd'hui le succès qu'ils ont eu. Aussi, le projet PPlane est-il loin d'être ridicule même si vu à notre époque, il nous apparaît plutôt lointain.



Un avion taxi sans pilote pour les voyages d'affaires (vidéo)
Le principe n'est pas très éloigné de celui de la voiture sans pilote, testé actuellement en Californie par Google. Sur le fond, c'est le même principe : un avion, sans pilote, programmé pour une destination donnée, est capable de décoller et d'atterrir sans aucune intervention humaine. Un drone. Boeing n'a jamais caché que ses ingénieurs travaillaient sur un projet identique mais pour des avions commerciaux de grande capacité. PPlane est plus modeste. Il s'agit d'un avion en libre-service, sans pilote, qui pourra transporter quatre personnes entre deux villes dotées d'un système de guidage lui permettant de se repérer en vol. Un système de triangulation par satellite et balises au sol garantit la bonne exécution du trajet, la vérification permanente de l'altitude et ce, malgré les éventuelles intempéries météorologiques pourraient rencontrer l'appareil.
PPlane, vous l'aurez compris s'adresse d'abord à des villes qui ne disposeraient pas de liaisons aériennes régulières. La petite taille de l'appareil lui permet de se poser sur des pistes jusqu'alors réservées aux aéro-clubs. Ses concepteurs reconnaissent qu'il pourrait être doté d'un minimum de confort à bord mais sans entrer dans les détails. Trop tôt. Enfin, dans les rêves les plus fous, le prix de ce taxi aérien serait égal à celui d'une liaison TGV, augmentée du prix du carburant pour le trajet. Aucune date n'a été prévue pour le lancement officiel de ce système. L'ONERA (l’Office national d'études et recherches aérospatiales ), riche de 1500 chercheurs, qui travaille en collaboration avec des scientifiques européens de l'aéronautique, reconnaît que cet avion "très privé" ne devrait pas voir le jour avant quelques années. Dommage.