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Un voyageur d'affaires handicapé sommé de quitter son vol EasyJet


Encore un incident avec un passager en fauteuil roulant sur un vol EasyJet. Le chef d’entreprise Martin Sabry paralysé à partir de la taille, voyage seul pour son travail depuis des années sur différentes compagnies dont la low cost. Mais sa grande habitude de l’avion n’a pas convaincu l’équipage du vol Londres Gatwick-Montpellier du 4 janvier. Il lui a demandé de quitter l’appareil alors qu’il était à son bord depuis plusieurs minutes.



Un voyageur d'affaires handicapé sommé de quitter son vol EasyJet
Tout juste condamnée en Suisse et en France pour des discriminations envers des passagers en chaise roulante, une nouvelle affaire impliquant EasyJet et son refus d’embarquer un voyageur handicapé a refait surface. Cette fois-ci, l’incident a eu lieu à Londres, le 4 janvier 2012. Le voyageur d’affaires Martin Sabry, paralysé suite à un accident survenu il y a 17 ans, prend l’avion en moyenne une fois par mois seul pour ses déplacements professionnels. En ce début d’année, après s’être enregistré et avoir passé la sécurité, il prend place sur le vol d’EasyJet Londres Gatwick-Montpellier de la low-cost. Mais tandis que l’embarquement se poursuivait, le chef de cabine est venu le voir pour lui demander s’il pouvait rejoindre l’issue de secours sans aide. Le passager a alors expliqué que, paralysé à partir de la taille, il était très énergique mais ne pouvait évidemment pas marcher. Le membre d’équipage lui a alors demandé de quitter l’appareil et d’attendre à la porte de l’avion. Pendant que les autres voyageurs continuaient de monter à bord, le steward a exigé qu’il lise à haute voie les consignes de sécurité. Après cela, le chef d’entreprise s’est ensuite vu refuser l’accès à l’avion par le commandant.
L'affaire a finalement été résolue quatre heures plus tard par le responsable d’escale de la compagnie, qui a proposé au client laissé sur le tarmac anglais de prendre un vol vers Toulouse en première classe pour poursuivre son voyage en taxi gratuitement vers sa destination initiale. Cette mésaventure l’a fait arriver à minuit dans l’Hérault, avec 12 heures de retard. Pour le porte-parole du transporteur, l’incident repose sur un «malentendu» mais rappelle que les passagers handicapés voyageant non accompagnés doivent être capables de se rendre à l’issue de secours seuls pour être autorisés à bord.