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Une enquête pour discrimination anti-musulmans ouverte dans une filiale SNCF


Le syndicat Sud-Rail de la SNCF révèle qu’une enquête interne a été ouverte à Itirémia, une filiale de la SNCF, après la visite à Paris du président israélien Shimon Peres. Des salariés musulmans auraient été victimes de discrimination, le 8 mars dernier, lors de son arrivée à la gare du Nord.



Une enquête pour discrimination anti-musulmans ouverte dans une filiale SNCF
Le syndicat a expliqué le 15 avril 2013 que «la SNCF a commandé trois porteurs à sa filiale Itirémia pour s'occuper des bagages de la délégation israélienne» à leur arrivée en gare du Nord. L’organisation ajoute ensuite que le responsable d'Itirémia de la gare se serait alors «lancé dans un étrange "marché" au sein du personnel, excluant "les noirs et arabes"relierait quotidiennement sa base d’Abu Dhabi à la capitale de la Serbie à compter du 15 juin 2013. pour éviter que Shimon Peres ne rencontre des salariés musulmans. Le responsable interrogé par les employés aurait assuré que cette mesure était prise pour des «raisons de sécurité». SUD précise aussi qu’il aurait agi sur les instructions de la direction de la maison-mère.
Interrogée par l’AFP, l’entreprise a nié cette information. La «SNCF n'a reçu aucune demande des services du président israélien, M. Shimon Peres, ni du ministère français des Affaires étrangères relative aux personnels concourant à ce déplacement, et n'a, en aucun cas, émis de telles instructions auprès de son prestataire bagagiste, la société Itirémia» a-t-elle confié. Mais Sud assure que lors d’une réunion avec les salariés organisée le 25 mars, «le directeur général de la filiale a dit que les choix (des porteurs) avaient été faits en fonction de l'apparence des salariés». Bruno Vergerolle, représentant syndical au CHSCT et responsable SUD ajoute «Il nous a expliqué que c'était par précaution, pour éviter aux salariés de subir des vexations de la part du service de protection des hautes personnalités et du corps diplomatique». Depuis cette rencontre, une enquête a été ouverte par le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail pour faire la lumière sur ces événements.