Pour l’eurodéputée socialiste Virginie Rozière, "Cette décision va permettre d’avoir une politique tarifaire unique dans des services qui jusqu’à ce jour dépendaient pour beaucoup des stratégies commerciales des entreprises". Exemple concret dans le voyage d’affaires, le tarif de l’hôtellerie dans les pays qui avaient des vacances scolaires différentes de la France. Mais le texte, voté à la majorité des eurodéputés, ne répond pas à toutes les questions que l’on peut aujourd’hui se poser sur cette ouverture commerciale européenne.
La première concerne bien évidemment le transport aérien. Selon les conventions internationales, l’achat d’un billet d’avion ne saurait se faire en dehors du pays d’où le départ est programmé. On évoque bien évidemment les billets aller-retour. Dans l’absolu, le voyageur est pénalisé en cas de now show et le coupon retour est annulé. Obligation est faite de racheter un billet. Mais avec la nouvelle législation, et la dématérialisation des billets, tout est possible. "Nous connaissons des petites TMC qui savent parfaitement gérer cette situation", explique un cadre commercial d’un transporteur européen, "Nous avons eu également à intervenir sur des cas d’exploitation de tarifs étrangers au sein d’une base diffusée en France".



