L’Etat veut privatiser Paris Aéroport

Après les aéroports de Nice, Toulouse et Lyon, l’État pourrait se séparer de Roissy CDG et Paris Orly. Selon BFM, le ministère de l’Économie étudie la possibilité de vendre tout ou une partie de ses parts dans Paris Aéroport.

Le gouvernement français veut privatiser Paris Aéroport. Selon diverses sources de BFM, Bercy étudie depuis début juillet plusieurs scénarios allant de la vente totale ou partielle des 50,6% des parts du gestionnaire des pistes de Roissy et Orly, détenues par l'Etat.

Ainsi, 4 possibilités seraient, à l'étude. La première est de vendre la totalité des parts du groupe aéroportuaire. Cette opération permettrait de récupérer plus de 7 milliards d'euros. Vinci, propriétaire de 8% d'ADP, réfléchirait déjà à la création d'un consortium avec d'autres partenaires pour participer à un appel d'offre.

Second scénario : le gouvernement se sépare seulement d'une partie de ses actions pour conserver 30% du capital. L’État serait alors amené à vendre ses 20% par lots de 4% ou 5%. Cette option aurait la préférence d'Augustin de Romanet le patron de Paris Aéroport.

Les deux autres solutions moins réalistes sont avancées. L'état conserve la propriété foncière des plates-formes parisiennes comme c'est le cas avec les concessions autoroutières, ou alors Roissy et Orly sont scindés en deux sociétés pour stimuler la concurrence.

La décision devrait être prise à la rentrée mais un calendrier se dessine déjà. L’État privatiserait l'entreprise courant 2018 avant la renégociation du contrat de régulation économique prévue début 2019. Toutefois, la loi interdisant au gouvernement de descendre en dessous de la barre de 50% devra être modifiée au préalable.