La CGT s’interroge sur les retraits de badges d’accès aux aéroports

Dans un communiqué rendu public, la CGT s’interroge sur les actions engagées dans les aéroports à la recherche d’éventuels « terroristes », actions qui se sont concrétisées par un retrait du badge d’accès aux plateformes aéroportuaires. Un texte qui choque certains salariés d’ADP émus et touchés par les événements de novembre dernier.

Si le délit de sale gueule n’est pas acceptable, ce que tout le monde reconnait, le texte de la CGT laisse entendre que les actions menées chez Air France en zone de fret, chez Servair, ou Fedex cacheraient d’autres finalités. Concrètement, la centrale affirme que "Chez Servair, 2000 casiers ont été ouverts ce qui a eu comme conséquence, 30 procédures disciplinaires qui ont conduit à douze licenciements". Selon le syndicat, "Nous pouvons nous interroger sur les réelles motivations de ces actions policières sous couvert de l’état d’urgence qui a également permis au préfet de retirer plus de 60 badges". Il reste que le syndicat ne précise pas la raison de ces licenciements et le "danger de radicalisation" souligné par ces contrôles.