
Les businessmen jonglent avec le jet lag et les emplois du temps surchargés. Leur vie trépidante qui fait fondre leur capital sommeil à moins de six heures par nuit doublerait le risque d’accident vasculaire cérébral et d’infarctus. Le cœur supporterait mal la privation de sommeil puisque la probabilité de défaillance cardiaque est alors multipliée par 1,6.
Mais les voyageurs d’affaires dont le planning permet de dormir plus de huit heures par nuit ne sont pas non plus épargnés. Ces très bons amis de Morphée seraient en effet deux fois plus exposés aux angines de poitrine que le reste de la population et augmenteraient leur risque de souffrir d’une maladie coronarienne de 1,1 fois.
Cette étude américaine menée sur le plan national confirme les conclusions de nombreuses recherches plus restreintes. Par exemple un rapport publié en France lors de la journée du sommeil, le 16 mars 2012, montrait qu’en plus d’être néfaste pour la santé, le manque de sommeil perturbait les performances intellectuelles. Faire nocturne pour préparer un dossier ou regarder tout le catalogue des films proposés dans le système de divertissement de son avion pourrait bien être un mauvais calcul pour son avenir... aussi bien physique que professionnel.


