Les 12 lignes malades de la SNCF en voie de guérison

En janvier 2011, la SNCF prenait acte de sa difficulté à faire arriver certains de ses trains à l’heure et annonçait un « plan de renforcement de la qualité de service » pour 12 lignes « sensibles ». Cinq ans plus tard, « Les Echos » ont demandé à la SNCF de faire le point sur les résultats. Moralité, des progrès nets sur certaines lignes, mais pas sur toutes.

Les Echos ont fait un point détaillé de la situation avec une infographie détaillée. Ce qui ressort ? Après 5 ans de travaux - et d'autres programmés - "les progrès sont toutefois plus ou moins nets selon les lignes". Selon Les Echos, les progrès sont nets sur les cinq lignes Intercités: "La plupart affichent une progression de la régularité sur la période de 3, 4, voire 5 points pour les Intercités de nuit (passée de 83,4 % à 89,3 % sur la période). Mais la ligne Paris-Amiens-Boulogne, qui partait certes de plus haut, n’a gagné que 0,9 point de régularité en cinq ans".

Du côté des TER (trains régionaux), vrais progrès également pour la ligne Paris-Chartres-Le Mans qui "a fait un bond de 7,8 points et affiche pour 2015 un score de régularité de 94 %". La progression est également nette pour le Lyon-Ambérieux-Grenoble-Dijon, désormais à 86,5 % (+ 6,2 points en cinq ans), un peu moins pour la ligne Nîmes-Perpignan (+ 4,2 points, à 86,4 % en 2015). Quant à la seule ligne TGV, celle de Paris-Tours-Le Mans, qui a fait partie du programme, "elle a progressé de 6 points en cinq ans et pointe aujourd’hui à 87,7 % de régularité, ce qui reste malgré tout en deçà de la moyenne du réseau TGV, qui tourne autour de 90 %".

En région parisienne, la situation reste très difficile sur les RER A et D.