Dans les phases de vol turbulentes, les pilotes ont une charge de travail importante car ils analysent les données de vol (radar météo, route, dossier de vol, rapport des autres pilotes, TCAS...) et calculent une nouvelle route tout en négociant un autre niveau de vol avec le contrôle aérien (lorsque la zone est couverte par un radar au sol associé à un service de régulation de la circulation aérienne). Mais au juste, qu’est-ce qu’une turbulence ?
En fait, la turbulence est un remous d’air, provoqué par des contrastes de masses d’air, des orages, des reliefs ou même par le sillage d’un autre avion. Les courants d’air, le passage des tropiques, l’équateur et ses orages sont des pourvoyeurs de turbulences. Souvent, les passagers parlent de trou d’air mais cette définition est erronée. L’avion, tout comme un bateau, suit les mouvements de l’air mais contrairement à un navire, ces mouvements sont beaucoup plus rapides et vous donnent donc l’impression de décoller ou bien d’être écrasé dans votre siège (c'est la variation de ce que l'on appelle le facteur de charge). En réalité, les mouvements de l’appareil ne sont pas aussi importants que ça.



