La filière événementielle veut sauver les congrès médicaux du printemps

Des acteurs majeurs du secteur – Unimev, France Congrès et Événements, Viparis – et des présidents de Sociétés médicales, dans une lettre ouverte, en appellent au gouvernement pour autoriser les congrès médicaux.

Dans un courrier adressé au Premier ministre Jean Castex, et au ministre de la Santé Olivier Véran, plusieurs acteurs de poids du secteur des congrès et des salons professionnels s’associent à différentes Sociétés médicales (Société Française de Médecine d’Urgence, Société de Réanimation de Langue Française, Syndicat national des établissements et résidences privés et services d’aide à domicile pour personnes âgées, Société Française d’Ophtalmologie, Syndicat national des Audioprothésistes…) pour demander la reprise des congrès médicaux, et ce, dès le mois d’avril. «A cette date, les professionnels de santé seront vaccinés ou immunisés. Nous avons développé des protocoles pour assurer en parallèle la sécurité sanitaire des équipes techniques nécessaires à la production d’événements» précise le courrier, signé par David Lisnard, président de France Congrès et Evénements, Olivier Roux, président de l’Union des Métiers de l’Événement (Unimev) et Pablo Nakhlé Cerruti, directeur général de Viparis.

«Qu’il s’agisse d’assurer une traçabilité des praticiens participants, de vérifier leur immunité à la Covid19, de prendre les mesures barrières nécessaires ou de mettre en place une densité graduée dans les espaces de réception, les mesures existent, et les professionnels de l’évènementiel qui co-signent ce courrier avec nous ont l’expertise nécessaire pour nous accompagner dans la mise en place de protocoles stricts, contrôlés et audité », poursuivent les présidents des différentes Sociétés médicales. «In fine, notre préoccupation est que la recherche française se trouve distancée faute de pouvoir se nourrir de ces échanges alors que nos partenaires, à commencer par le Royaume-Uni ou l’Espagne, se sont déjà donnés de la visibilité pour permettre la tenue de rassemblements».

Les signataires terminent le courrier en rappelant que les congrès scientifiques nécessitent trois mois minimum de préparation pour recevoir les autorisations nécessaires à la tenue de l’exposition scientifique, l’enregistrement des inscriptions, la gestion de la logistique : «Sans une annonce de date de réouverture des lieux de congrès dans les prochains jours, la tenue de nos événements de début mai se verra compromise, et plus cette autorisation tarde à être prononcée, plus nous mettons en risque nos congrès du mois de juin».