Amex M&E : perspectives positives sur le Mice en 2020

D’après American Express Meetings & Events (M&E), l’année 2020 s’annonce bonne pour le MICE malgré l’instabilité économique et politique sur les marchés mondiaux. Son dernier rapport annonce une croissance stable et régulière pour la cinquième année consécutive.

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«Nous sommes ravis des résultats du secteur à 2020. Le MICE a enfin trouvé sa place en tant que créateur et vecteur de communication, de croissance et d’engagement pour les entreprises, quelques soient leurs tailles», se félicite Gerardo Tejado, directeur général d’American Express Meetings & Events (M&E), détaillant les résultats d’une étude sur les prévisions de 2020 menée auprès de 550 professionnels du secteur.

«Aujourd’hui, les organisateurs font face à un défi, poursuit le responsable de cette division d’American Express Global Business Travel (GBT) : aller encore plus loin, proposer des expériences, utiliser les technologies à disposition et créer des événements sur-mesure, personnalisés».

Nombre total de réunions
2019 vs. 2020

L’activité Mice présente toutefois quelques différences selon les continents :
L’Amérique du Nord : des efforts récompensés
Les efforts des professionnels du secteur dans cette région du globe payent : après des années de conformité aux politiques, ce sont trois organisations sur quatre qui ont mis en place des processus d’approbation officiels. De plus, une légère hausse de 1,6% est attendue. Aussi, une hausse globale des réunions est attendue : de 25 à 30%, avec une majorité d’événements internes et une part grandissante de l’incentive (+11 à 15%).

Europe : l’expérience avant tout, ou presque
Bien que l’engagement des participants soit aussi important en Europe qu’ailleurs, les organisateurs sont confrontés à des défis spécifiques liés au RGPD et à l’instabilité politique causée par le Brexit. L’enjeu est de continuer de proposer des expériences tout en restant conforme aux nouvelles réglementations. Les dépenses devraient augmenter de 2,1 % ; le coût par participant par jour devrait quant à lui croître de 1,9 % pour les événements spéciaux. Enfin, si les budgets devaient augmenter, 30 % des personnes interrogées déclarent qu’ils se concentreraient sur l’amélioration de l’expérience sur place (+ 5% vs 2019).

L’Asie-Pacifique ne sait pas sur quel pied danser
Alors qu’une hausse globale des dépenses est attendue dans l’ensemble des régions, l’APAC devrait enregistrer la plus légère augmentation avec 1,3%. Les organisateurs continuent de composer avec l’existant tout en plaçant l’expérience client au cœur de leurs réflexions. A la question d’une potentielle nouvelle répartition des budgets, les réponses des organisateurs varient : certains réduiraient le nombre de nuits (16%), le personnel sur place (13%) ou encore le nombre de salles (13%). Cependant 35% d’entre eux s’accordent à dire qu’ils amélioreraient l’expérience sur place si les budgets étaient augmentés de 10 %.

L’Amérique Centrale et du Sud à l’assaut de la technologie
Les répondants au sondage en Amérique centrale et en Amérique du Sud prédisent une année stable pour le secteur, ; c’est par ailleurs la seule région où les augmentations budgétaires prévues pourraient être corrélées aux augmentations tarifaires prévues. L’Amérique centrale et l’Amérique du Sud sont également optimistes et souhaitent intégrer davantage de technologie dans leurs réunions, afin d’optimiser l’expérience participant. Les programmes de réunions sont également de plus en plus cadrés dans la région, avec plus de 81% indiquant avoir une politique définie, des équipes formées et des process validés. Enfin, les tarifs hôteliers de groupe devraient augmenter de 2,3 % et les tarifs des vols de groupe de 1,7 %. En parallèle les dépenses liées aux réunions ainsi qu’aux conférences et salons professionnels devraient également augmenter, respectivement de 2,6% et 6%.

Le rapport a également dressé quelques conclusions :
· Les organisateurs favorisent l’expérience client, vecteur d’engagement. Cet item arrive d’ailleurs avant la logistique en terme de priorité.
· Les organisateurs s’inspirent de l’usage personnel des technologies par les participants pour construire leurs événements et proposer des expériences authentiques.
· D’ailleurs, ils n’hésitent pas à y accorder d’importants budgets, quitte à réduire ceux d’autres items.
· La demande de réunions est supérieure aux espaces disponibles pour les y accueillir
· Les politiques de gestion des réunions vont se renforcer en 2020, les niveaux de conformité devant atteindre 85 % partout dans le monde.
· Les 3 composantes principales de ces politiques sont : la sûreté, la sécurité et la sélection des fournisseurs.
· À l’ère du RGPD, les organisateurs en intègrent les fondements dans leurs politiques et tiennent compte des exigences croissantes en matière de conformité et de confidentialité des données.