Bruno Le Maire : l’exemple de l’événementiel

Le ministre de l’Economie en appelle à la solidarité des entreprises vis-à-vis de leurs sous-traitants en prenant l’exemple du secteur événementiel.

- Publicité -

Être cité en exemple est souvent valorisant mais il faut bien reconnaître que, parfois, on préférerait s’en passer. C’est certainement le cas pour les acteurs de l’événementiel que Bruno Le Maire a utilisés pour illustrer son propos sur l’impact du coronavirus sur l’activité des entreprises. C’est dire à quel point le secteur fait figure de victime à l’heure où les rassemblements de plus de 1.000 personnes viennent d’être interdits.

Alors qu’il était interrogé ce matin sur France Inter, Bruno Le Maire en a appelé à « la solidarité de toutes les grandes entreprises (…) vis-à-vis de leurs entreprises sous-traitantes« . Il a alors donné l’exemple d’une grande entreprise faisant appel à « une prestation d’un acteur de l’événementiel pour 80 ou 90.000 €« . Selon le ministre, dans le cas où l’événement est annulé, la solidarité consisterait à ne pas réclamer les arrhes déjà versés, voire « si possible, à verser les 80 ou 90.000 € en échange d’un engagement (de la part du prestataire, ndr) de reporter la prestation d’ici 6 mois ou 1 an« . Ceci pour ne pas « créer de trous de trésorerie« .

Au préalable, Bruno Le Maire a jugé que « L’impact (du coronavirus, ndr) sera sévère sur la croissance française en 2020, (il l’affectera de) plusieurs dixièmes de point de PIB ». A ce titre, il doit, avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud, recevoir dans la matinée les PME de l’ensemble des filiales pour parler des mesures à mettre en place pour amortir le choc que représente cette crise sanitaire. Il a rappelé que le recours à l’activité partielle avait été simplifiée et qu’un soutien aux trésoreries avec des reports de charges fiscales et sociales avaient été mis en place et qu’il serait amélioré.