Voyage d’affaires – Omicron freine l’élan à court terme

Enquête GBTA - Omicron freine l'élan à court terme

D'après une enquête GBTA, l'incertitude persistante, les restrictions gouvernementales et les impacts de la variante Omicron continuent à flouter les perspectives de reprise des voyages d'affaires, en particulier à l'international.

L'apparition d'Omicron, les restrictions gouvernementales et le manque de cohérence des politiques internationales font actuellement obstacle à un retour plus rapide des voyages d'affaires mondiaux. C'est ce qui ressort du sondage GBTA, mené auprès de ses membres d'affaires à travers le monde du 4 au 13 janvier 2022, sur la base de 832 réponses reçues. Cependant, l'industrie continue d'exprimer un certain optimisme dans ses attentes à long terme pour 2022.

Ce sondage est le 25e de la série COVID-19 Recovery de la GBTA, qui prend le pouls des acheteurs, des fournisseurs membres et des autres parties prenantes du secteur des voyages d'affaires en période de pandémie. En voici quelques-uns des points saillants :

Optimisme sur le long terme. Trois travel managers sur quatre s'attendent à ce que le volume des voyages d'affaires dans leur entreprise soit beaucoup (17%) ou un peu (58%) plus élevé en 2022 qu'en 2021. Un sur dix (12%) s'attend à ce que les voyages d'affaires restent à peu près identiques à ceux de 2021, mais peu (5%) s'attendent à ce qu'ils soient inférieurs.
Parmi les fournisseurs de voyages et les TMC, trois sur quatre s'attendent à ce que les revenus 2022 provenant des voyages d'affaires soient beaucoup (25%) ou un peu (51%) plus élevés qu'en 2021. Un fournisseur et une TMC sur dix (13%) s'attend à ce que les recettes de son entreprise restent à peu près identiques à celles de 2021.

L'annulation des voyages d'affaires continue. Les résultats du sondage montrent une baisse du pourcentage d'entreprises qui continuent à suspendre ou à annuler des voyages d'affaires. 68% des entreprises n'ont pas encore repris les voyages internationaux, contre 79% dans le sondage GBTA d'octobre 2021, et 29% n'ont pas repris les voyages d'affaires nationaux contre 38% en octobre. Moins de quatre répondants sur dix (38% contre 48% en octobre) indiquent que leur entreprise a suspendu ou annulé la plupart ou la totalité des voyages d'affaires, quelle que soit la destination.

Impacts commerciaux. Six fournisseurs/TMC sur dix (60%) indiquent que leurs réservations pour le compte de leurs entreprises clientes ont diminué par rapport au mois précédent. Un sur cinq (21 %) estime que ces réservations ont augmenté, et une proportion similaire (19 %), que ces réservations sont restées stables. La majorité des fournisseurs et des TMC interrogés sont préoccupés par l'impact d'Omicron sur les revenus de leur entreprise. Sept sur dix déclarent qu'Omicron aura probablement un impact "très négatif" (32%) ou "modérément négatif" (38%) sur leurs revenus "voyages d'affaires". Enfin, un quart pense qu'Omicron aura un impact "légèrement négatif" (20%) ou aucun impact (3%) sur les revenus de l'entreprise.

Les PVE en grande partie inchangées. Relativement peu d'entreprises ont introduit de nouvelles restrictions de voyage en raison de la variante Omicron. Seul un travel manager/responsable des achats sur quatre (27%) indique que son entreprise a introduit de nouvelles restrictions ou exigences en matière de voyages, tandis que deux tiers (67%) indiquent que leur entreprise ne l'a pas fait. Plus de la moitié (52%) ont déclaré qu'il était peu probable que leur entreprise le fasse.

Les plus grands obstacles. Pour 43% des personnes interrogées, les politiques gouvernementales (comme les restrictions d'entrée ou les quarantaines obligatoires) constituent le principal obstacle aux voyages d'affaires.
Les travel managers basés au Royaume-Uni (66%) et en Europe (62%) citent davantage cet obstacle que ceux d'Amérique du Nord (33%). Inversement, les travel managers d'Amérique du Nord (27%) sont plus susceptibles que ceux d'Europe (15%) de dire que les politiques d'entreprise qui empêchent les employés de voyager constituent le plus grand obstacle.
Au global les politiques de l'entreprise comme principal obstacle sont citées par 24% des personnes ayant répondu. Il faut y ajouter : la réticence des employés à voyager (9%), les bureaux qui ne sont pas entièrement ouverts (9%), et le gel du budget des voyages et/ou des restrictions budgétaires plus globales (6%).

L'international plus problématique encore. Lorsqu'on leur a demandé de citer des obstacles spécifiques aux voyages d'affaires internationaux, les personnes interrogées ont répondu l'incertitude des politiques (72 %), les exigences strictes imposées aux visiteurs internationaux (69 %), les incohérences des politiques entre les différents pays (64 %) et les documents et formalités exigés (45 %).

Se remettre en selle. Malgré Omicron, la plupart des travel managers estiment que les employés sont prêts à voyager. Deux sur trois (64%) estiment que leurs employés sont "disposés" ou "très disposés" à voyager pour affaires dans le contexte actuel. Ce chiffre est toutefois en baisse par rapport aux 78% du sondage GBTA d'octobre. Une majorité de sept membres et parties prenantes de la GBTA sur dix (72 %) déclarent qu'ils voyageraient certainement ou probablement pour affaires. Toutefois, les personnes interrogées basées en Europe (49 %) sont plus susceptibles que celles basées en Amérique du Nord (35 %) d'indiquer que leur entreprise a annulé tous ou la plupart des voyages d'affaires.