Exit 2019, 2023 devient la nouvelle année de référence dans le BT

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Cegid publie un livre blanc qui revient sur l’évolution du marché du voyage d’affaires en 2023 et si cette année peut être désormais être considérée contre une référence des mobilités d’affaires. 

Selon Cegid Notilus, tous les observateurs s’accordent à dire que le monde de l’entreprise a fait un bond de 6,7 ans, en France, depuis la crise du Covid en termes de transformation technologique, digitalisation des environnements professionnels ou de nouvelles méthodes de travail. En parallèle, l’inflation a gagné tous les segments des mobilités pour atteindre des niveaux à deux chiffres jamais observés jusqu’alors. 

2019 n’est plus l’année de référence

Trois ans après la crise sanitaire, 2023 devient la nouvelle année de référence dans le marché du voyage d’affaires. Plusieurs raisons expliquent cela. Premièrement, les salariés ont une nouvelle relation au travail, l’équilibre entre vie professionnelle et privée est désormais un point central en entreprise et les actifs recherchent une certaine autonomie dans leur travail. Autrefois négligé, le bien-être au travail est une priorité pour les générations Y et Z et 86% des jeunes actifs déclarent rechercher un climat sain dans leur entreprise.

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Concernant les voyages d’affaires, après plus de deux années de « frustration », l’envie de voyager est plus forte mais de nouvelles considérations environnementales et économiques entrent en compte. Les entreprises et les salariés veulent des voyages plus durables, permettant de vivre une expérience unique et qui conjuguent facilement loisirs et business (bleisure). 

Quelles sont les grandes tendances du business travel en 2023

Le livre blanc met en évidence « les 10 essentiels du voyage d’affaires en 2023 ». Parmi eux, le contexte qui comprend le ralentissement de la croissance mondiale en 2023, l’inflation avec un reflux espéré en 2024, une pénurie de personnel dans le secteur et le changement climatique. « Les entreprises vont devoir s’habituer à vivre dans un environnement voyage inflationniste, la transition écologique nécessitant des investissements colossaux qui vont renchérir le prix des prestations voyages, en particulier dans l’aérien », est-il indiqué. Côté marché, le segment le plus dynamique et rentable s’avère être celui des PME et les entreprises se fixent comme objectif de réduire leurs émissions de CO2. « Face à une offre peu décarbonée, le seul levier pour réduire les émissions de CO2 sera peut-être (sans doute) de réduire les voyages ».

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La nouvelle norme NDC inquiète également les TMC, qui redoutent un travail plus complexe et moins de lisibilité du budget aérien des entreprises. Face aux nouvelles normes de distribution, les OBT ont plus que jamais un rôle à jouer dans l’accélération et la digitalisation du voyage d’affaires, que cela soit pour l’offre aérienne ou ferroviaire. Pour les TMC, selon Cegid, compte tenu de l’érosion des commissions fournisseurs, leur marge va reposer de plus en plus sur la rémunération client. Ces dernières vont donc être amenées à revoir leur business model. Mais la crise du Covid n’a pas eu que des effets négatifs et a créé de nombreuses opportunités. Le marché se consolide et on assiste à une concentration des acteurs, notamment sur le segment Expense. Enfin, Le boom des meetings d’entreprises constitue l’un des moteurs les plus dynamiques de la reprise du voyage d’affaires. Avec les nouveaux modes de travail, le MICE devient un instrument RH majeur. 

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