Les voyageurs d’affaires handicapés font face à un manque généralisé d’accessibilité

Malgré le nombre croissant de personnes handicapées en activité (près de 3 millions en France) il est toujours difficile de trouver des informations claires sur l’accessibilité en voyage. Cela peut rendre les déplacements si difficiles pour les employés ayant une déficience que bon nombre d’entre eux choisissent d’en faire le moins possible.

- Publicité -

Aux difficultés connues des déplacements professionnels, éloignement, stress et sécurité, les voyageurs ayant une déficience font face à une série de problèmes supplémentaires, car un manque d’information sur l’accessibilité dans les aéroports, les hôtels et les services de voiture peut transformer un voyage de travail en véritable parcours du combattant.

Si en France, la question de l’accessibilité fait l’objet de réglementations, les choses se compliquent dès la frontière franchie. Et parfois cela commence même avant, tant les entreprises du voyage ne se rendent pas compte que l’accessibilité touche presque tout le monde. L’information sur les caractéristiques d’accessibilité est encore souvent difficile à trouver.

Ce manque de sensibilisation a rendu les voyages avec un handicap si incertains que certaines personnes l’évitent. Pour de nombreux employés, cela pourrait signifier manquer des occasions de réseautage, d’acquérir de nouvelles compétences et de faire progresser leur carrière.

La technologie semble avoir, là, un rôle capital à jouer. La montée en puissance de la NDC (nouvelle capacité de distribution) pourrait également faciliter l’accès des voyageurs à l’information sur l’accessibilité, puisqu’elle fournit une vue directe de tous les services d’une compagnie aérienne.

En même temps, la technologie peut aussi rendre les voyages moins accessibles, car les entreprises l’utilisent pour remplacer l’interaction humaine. Les bornes d’enregistrement libre-service dans les aéroports peuvent poser un problème particulier pour les personnes aveugles, et la nature impersonnelle des applications de covoiturage comme Uber peut également rendre difficile la demande d’aménagements particuliers. En fin de compte, les entreprises devront trouver un équilibre si elles veulent être vraiment accessibles.