Matinale AirPlus : « les avantages des cartes virtuelles sont multiples »

Le fournisseur de solutions de paiement entreprises, dans le cadre d’une Matinale, a fait le point sur l’évolution du marché des cartes de paiement lié aux déplacements professionnels. Avec un focus sur la stratégie et l’accompagnement à mettre en place dans le cadre d’un déploiement des cartes corporate au sein de l’entreprise.

Jeudi dernier, dans ses locaux de l’avenue de Villiers à Paris a été organisée une nouvelle Matinale AirPlus, en présence d’une vingtaine de travel managers et acheteurs voyage. Le thème de cette matinée : Comment réussir son changement de programme de cartes corporate ? Sont intervenus à cette occasion Grégoire Toussaint, directeur du cabinet de conseil en stratégie Edgar, Dunn & Company spécialisé dans les paiements et les services financiers numériques, et Émilie Cade, manager et consultante Travel & Expense au sein de l’agence de conseil en travel Axys Odyssey.

Le premier a d’abord dressé un état des lieux du marché des cartes corporate. Premier constat, une forte croissance est attendue en Europe dans le monde post-Covid. Outre la reprise économique, Grégoire Toussaint a relevé d’autres impacts sur les volumes de paiement par carte corporate. Les fintech – telles AirPlus, manager.one ou Shine – ciblent les besoins des PME et des corporates, leur permettant d’ouvrir un compte et de souscrire une carte corporate plus facilement et à moindre coût.

Côté innovation technologique, il a rappelé les atouts des cartes virtuelles, soit des solutions flexibles permettant de capturer les « on trip » dépenses de voyages (exemple :taxis, hôtels), et dont les avantages sont multiples, entre réconciliation automatique, sécurité et contrôles renforcés, amélioration de la politique voyage…

La Covid a aussi eu un impact sur l’introduction des solutions de paiement btob par carte, en partie en raison de la baisse des dépenses T&E. Et d’ajouter que ces solutions visent aussi à faciliter la gestion des notes de frais. Grégoire Toussaint note aussi l’utilisation croissante du mobile et la possibilité d’intégrer les cartes corporate dans les wallets/portefeuilles numériques (Apple Pay, Google Pay). Le responsable d’Edgar, Dunn & Company interroge notamment sur « la manière dont le smartphone personnel et/ou professionnel peut s’intégrer dans les déplacements professionnels« .

A ensuite été soulignée la pertinence des différents types de cartes selon les segments de clientèle, soit la carte affaires pour les professionnels, la carte affaires et la carte corporate + wallet pour les PME, la carte corporate et la carte virtuelle + wallet ainsi que le compte logé et la carte purchasing pour les corporates. Grégoire Toussaint a poursuivi avec les deux catégories de programmes de paiement, soit individuel (carte corporate physique et carte virtuelle) soit centralisé (compte logé et compte virtuel). Et souligné les différences selon les pays en raison des infrastructures domestiques et/ou des habitudes culturelles.

En résumé, le choix d’une carte corporate passe par plusieurs questionnements : quels types de cartes sont pertinents ? Quelles sont les fonctionnalités de gestion des dépenses ? Quelle est la couverture géographique ? Quelles sont les fonctionnalités de sécurité ? Sur ce point, on notera que la dématérialisation de la carte corporate est à terme inévitable. Une carte virtuelle supprime notamment le risque du vol, et diminue celui de la fraude. Les prestataires finiront tous par être équipé pour le paiement sans contact. Mais la carte physique pourrait bien survivre comme back-up.

La deuxième partie de la Matinale était consacrée au déploiement des cartes corporate. Comment en effet accompagner les changements pour maximiser les impacts ? Émilie Cade a invité à mesurer ces impacts, à lister tous les changements, à accompagner les collaborateurs afin de fluidifier la transition, surtout lorsque la population impactée est importante et hétérogène. Des méthodes sont recommandées, dont la définition des étapes de façon claire. Des moyens sont identifiés pour en limiter les effets négatifs, via la communication (intranet, newsletter, ambassadeurs…), l’organisation de réunions d’information, la réalisation de guides et vidéos…