Scott Gillespie : Les 7 clés pour reconquérir les « Road Warriors »

Scott Gillespie est une référence dans le domaine des déplacements professionnels. Basé aux États-Unis, il sillonne le monde pour donner des conférences de haut niveau. Il sera d’ailleurs présent au Future of Business Travel le 17 septembre en exclusivité pour DéplacementsPros. Cette semaine, Scott Gillespie nous donne, au travers de 7 clés majeures, sa vision sur les conditions qui permettront d’accélérer la reprise des déplacements professionnels.

- Publicité -

Comment reconquérir les « Road Warriors » ?

Scott Gillespie fait une analyse intéressante de la reprise des déplacements professionnels. Selon une étude faite auprès de 110 000 passagers, 16% des voyageurs sont qualifiés de « Road Warriors ». En clair, ce sont des femmes et des hommes de toutes nationalités réalisant plus de 25 voyages professionnels par an. Ce sont des habitués des aéroports et des compagnies aériennes dont ils connaissent très bien les arcanes. Mais ce qui fait l’intérêt majeur de leur catégorie, c’est qu’ils représentent 49% des déplacements. Pour l’ensemble des acteurs du marché du voyage d’affaires, il est essentiel de les reconquérir. Pour leur employeur, il est nécessaire de les remettre en activité, car ils ont une valeur ajoutée incommensurable.

La santé et la sécurité avant tout

Les voyageurs, et plus particulièrement les « Road Warriors », doivent se sentir protégés. Ils ne veulent prendre aucun risque et exigent de la transparence sur tout ce qui touche à la sûreté, la sécurité et la santé. C’est à ce jour le point central de leurs décisions de voyager ou non.

L’entreprise doit avoir conscience de cette inquiétude qui n’est pas toujours expressément exprimée. Il faut donc aller chercher l’information en portant une attention particulière au feedback des voyageurs. Cette écoute doit également permettre au gestionnaire de voyage d’enquêter sur les prestataires favoris, de les auditer, et d’informer les voyageurs des mesures prises par ces prestataires. Idéalement, il serait même préférable d’avoir ce discours directement émis tous les fournisseurs de service concernés.

« Ma préférence à moi »

Véritable écueil dans les programmes voyages, les préférences des voyageurs et les cartes de fidélités peuvent jouer un rôle crucial dans ce retour aux déplacements. L’entreprise doit comprendre l’inquiétude du voyageur (cols blancs comme cols bleus) et éventuellement assouplir la politique voyage de l’organisation à laquelle ils sont rattachés, afin de permettre aux « Road Warriors » de travailler avec les prestataires de prédilection ou bien avec le niveau de service désiré (en vérifiant bien évidemment leur compatibilité avec les règles de sûreté, de sécurité et de santé). Un surcoût peut être engendré, mais les bénéfices induits seront plus importants que ces dépassements de budget.

Informer intelligemment

Le « Road Warrior » doit, nous l’avons dit précédemment, se sentir en sécurité. Pour cela il faut l’informer même si l’exercice est complexe et périlleux. Rompus à tous les trucs et astuces du business travel, le « Road Warrior » en sait généralement beaucoup plus que ses interlocuteurs et il aime le faire savoir. Le meilleur moyen pour l’informer sur les risques sanitaires est de le mettre en face d’une autorité qu’il ne souhaitera pas contredire, mais qu’il jugera comme étant digne de sa confiance. Des experts des services de renseignement, du personnel des Affaires Etrangères, des militaires, des médecins sont à même de trouver le bon angle de communication et les bons mots qui pourront répondre à leurs attentes et à leurs éventuelles questions.

L’équipement est capital

Généralement féru de technologie, le « Road Warrior » aime avoir accès aux outils qui facilitent ses déplacements. Que ce soit le hardware ou le software, il faut veiller à ce qu’il dispose des dernières versions éprouvées pour son utilisation. Une formation « sur mesure » de haut niveau, dispensée par des experts est capitale et fera plus que de flatter son ego. Là encore, cela montera l’importance que l’organisation lui consacre et naturellement, il aura tendance à lui rendre la pareille.

Communication et feedback

Le gestionnaire de voyage de l’organisation doit impérativement accorder la plus grande attention au feedback des « Road Warriors ». En France, la santé mentale et physique est un devoir de l’employeur envers son collaborateur. Il faut donc montrer aux « Road Warrior » qu’ils ont l’attention de la direction et que celle-ci débouche sur des actions. À ce titre, en fonction de la taille de l’entreprise qui les emploie, il peut être bon de nommer un porte-parole dans la communauté des « Road Warriors » de votre organisation.

Le changement de paradigme du marché des déplacements professionnels

De la situation passée pré Covid-19…

A la situation actuelle

Réduire les prix des prestataires

Reconnaître les efforts des prestataires

Remplir toutes les conditions du devoir de diligence

S’assurer du bien-être des voyageurs

Minimiser les budgets voyage

Maximiser l’efficience et l’efficacité des voyageurs

Renforcer le côté économique de la politique voyage

Focaliser sur la productivité des voyageurs

Contrôler les dépenses et tracker les déviations

Permettre une certaine flexibilité et apporter du soutien

Mesurer les économies et les efforts commerciaux

Se préoccuper de la santé du voyageur, de sa sécurité et de sa réussite