L’édito de Gobert : Bras de fer entre Air France et la Chine ?

Rien ne va plus entre Paris et Pékin ! Ou plus exactement entre les compagnies aériennes chinoises et Air France. Tout ça à cause du Covid, venu, ne l’oublions pas de la grande chinoiserie…

On le sait, le ou plutôt la Covid a fichu en l’air toute l’économie mondiale. Un virus, encore méconnu, venu de Chine. Bien évidemment, toutes les liaisons aériennes mondiales ont été, durant ces derniers mois, totalement arrêtées. Seuls, quelques vols « humanitaires » ou « cargos » ont été maintenus.

Entre la France et la Chine, il en était de même jusqu’à ces derniers jours. L’épidémie été « provisoirement » contenue en Chine, en France on va également vers un mieux, la reprise des liaisons aériennes entre Paris et Pékin a doucement repris.

Une opportunité pour les voyageurs d’affaires notamment. Seul problème, Paris et Pékin ne sont pas d’accords sur la fréquence de ces liaisons.

Pour Pékin, qui dispose de trois compagnies aériennes « nationales », (China Eastern, China Southern et Air China), chacune d’entre elles avait droit à une fréquence hebdomadaire vers la France.

Pas de problème pour Air France qui, dans ce cas, estimait avoir droit à trois liaisons hebdomadaires. Que nenni, a immédiatement répliqué Pékin : vous venez d’une région encore atteinte par le virus, pas question de laisser trois vols par semaine !

Ire du Quai d’Orsay. Au nom de la réciprocité, si Air France n’a droit qu’à un vol par semaine, la Chine n’aura droit également qu’à un vol par semaine. Peu importe la compagnie chinoise, un seul vol… tant qu’Air France ne disposera pas des mêmes droits !

Pour Air France, il est très important, après la fréquence vers Pékin, de disposer d’une liaison vers Shanghai, gros centre économique du pays… Pour le moment, Pékin fait la tronche et refuse toute avancée. Et, du côté du Quai d’Orsay, on ne semble pas décidé à céder aux caprices chinois.

Faut dire, comme le rapporte notre confrère de Capital, que cette « réduction » des liaisons entre les deux pays provoque un véritable embrasement des tarifs. Selon notre confrère – et nous avons vérifié – le prix d’un billet, aller simple, entre l’Europe et la Chine, en classe éco, peut atteindre les 4.000€ !

De quoi faire tousser bon nombre d’entreprises, désireuses de renouer des liens commerciaux avec l’Empire du Milieu. En même temps, faudrait pas trop que la Chine continue à imposer tout et n’importe quoi.

Le virus est bien venu du pangolin chinois, n’est-il pas ?