L’incident d’Alaska Airlines, un nouveau coup dur pour Boeing

935

Le Boeing 737 Max se trouve de nouveau cloué au sol suite à un incident survenu fin de semaine dernière aux Etats-Unis. La DGAC demande une vérification sur les appareils du même type « avant tout prochain vol ». Retour sur les déboires d’un avion maudit. 

Vendredi 5 janvier, un avion d’Alaska Airlines a perdu un hublot en plein vol. Pas de mort, ni de blessé, mais une grosse frayeur pour les passagers et membres à bord… L’Agence fédérale américaine de l’aviation civile a ainsi demandé à ce que tous les Boeing 737 Max 9 (soit plus de 170), soient momentanément immobilisés à travers le monde. Une mesure aussi rare que cet incident, qui a forcé le pilote a atterrir en urgence et à d’autres vols de prendre du retard ou d’être annulés.

A lire aussi : Boeing 737 MAX : Ce n’est plus seulement le logiciel…

A travers un communiqué, la DGAC a affirmé que chaque appareil du même type devra être vérifié avant tout prochain vols. Avant d’ajouter : « Les autorités françaises restent en lien étroit avec l’AESA pour l’application de cette consigne même si aucun avion de ce type n’est actuellement exploité par des compagnies aériennes françaises ». En France, l’impact est donc minime mais cet incident n’est malheureusement pas le premier à rendre tristement célèbre l’avion de quatrième génération de Boeing.

Lion Air fin 2018, Ethiopian Airlines en 2019

Entre 2018 et 2019, deux crashs successifs auront lieu peu de temps après le décollage : celui du vol Lion Air 610 et du vol Ethiopian Airlines 302. Ce dernier avait fait 157 morts à proximité d’Addis Abeba, quelques minutes après son décollage. Suite à cela, le modèle est interdit de vol par la quasi-totalité des compagnies aériennes et les autorités nationales ou internationales mettront près de deux ans pour lever l’interdiction.

> A lire aussi : Crash d’Ethiopian: faut-il avoir peur du Boeing 737 Max ?

Si une défaillance informatique ou une erreur de pilotage étaient pointées du doigt dans les précédents incidents, cette fois-ci, le problème semble purement industriel/opérationnel et pourrait découler d’une inspection défaillante. Pour Boeing qui commençait tout juste à voir ses ventes redécoller, c’est un nouveau coup dur qui pourrait avoir des conséquences industrielles.