Le débat de la preuve de la présence à l’enregistrement n’a plus lieu d’être, suite à une décision de la Cour de justice de l’Union européenne.
DeplacementsPros avait publié en septembre un article dans lequel RetardVol, spécialiste français d'indemnisation aérienne, faisait le point sur des récentes décisions juridiques à même d'aider les voyageurs impactés par des perturbations de vol à se faire dédommager plus facilement. Parmi celles-ci, une décision nationale (jugements TI Martigues et Villeurbanne octobre 2018 et février 2019) notait que les passagers ne disposant pas de carte d’embarquement pouvaient prouver leur présence à bord à l’aide d’un «faisceau d’indices» tels la copie de tickets de caisse d’achat à l’aéroport, d’étiquettes bagage ou de photos prises dans la zone d’embarquement.
Apporter de telles preuves n'est désormais plus nécessaire, suite à sa décision par ordonnance de la Cour de justice de l’Union européenne du 24 octobre dernier : les passagers n’ont pas à prouver leur présence à l’enregistrement pour obtenir l’indemnisation prévue par le Règlement CE n° 261 / 2004, comme le rapporte notre confrère L'Echo touristique.


