TAP Air dans le vert avant sa reprise

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TAP Air Portugal renoue avec les bénéfices au deuxième trimestre 2023. Un signal positif à quelques mois de sa privatisation partielle. 

Après avoir échappé à la faillite, la compagnie aérienne publique portugaise non cotée affiche un bénéfice de 80,3 millions d’euros au deuxième trimestre, contre une perte de 80,4 millions sur la même période de l’année dernière. La compagnie a transporté 7,5 millions de passagers, soit une hausse de plus de 30% sur un an. Ce chiffre représente 96% des niveaux de 2019, précise la compagnie. 

Qui de IAG, Lufthansa ou Air France mettra la main sur TAP ?

En grande difficulté financière depuis 2017, les soucis financiers du groupe s’étaient accrus après la pandémie. Un plan de sauvetage avait alors décidé, avec l’accord de Bruxelles et du gouvernement portugais, prévoyant notamment une privatisation partielle de la compagnie. A ce jour, aucun nom n’a été officiellement communiqué mais Lufthansa, Air France ou bien encore IAG seraient en lice. La première se retrouve néanmoins elle aussi en difficulté suite à l’annulation des aides d’Etat par la justice européenne et vient de dépenser 325 millions d’euros pour sa participation dans ITA Airways (ex-Alitalia). Chez Air France, si rien n’a été confirmé ou infirmé, la compagnie aérienne dispose désormais de fonds pour investir, quelques mois après avoir annoncé le remboursement intégral de son PGE. Enfin, chez IAG, les bénéfices sont également à la hausse et le groupe avait annoncé le rachat d’Air Europa pour 500 millions d’euros en février dernier. 

Une privatisation qui ne sera pas effective avant 2024

Dans tous les cas cette privatisation partielle ne sera pas achevée avant 2024 et prendra plusieurs mois pour être effective. Selon plusieurs sources, le groupe Lufthansa se trouverait en pole position et le processus de vente débuterait dès octobre prochain. “Le gouvernement s’efforcera d’approuver la privatisation le plus rapidement possible, mais cela dépend juridiquement de l’établissement de la valeur de la compagnie aérienne par deux conseillers indépendants », a déclaré  Fernando Medina, ministre des Finances portugais. De son côté, Luis Rodrigues, DG de la compagnie, a déclaré que « les résultats montraient la tendance soutenue de l’entreprise à l’amélioration commerciale et financière et que « les marges d’exploitation et la trajectoire de désendettement, supérieures aux objectifs du plan de restructuration, prouvent la viabilité financière du groupe »