Turkish Airlines Corporate Club Conference : discours offensif malgré la conjoncture !

La compagnie turque continue son expansion en profitant d’un nouvel outil exceptionnel avec l’Istanbul Airport, et ouvre de nouvelles lignes. Mais elle doit aussi faire face à une conjoncture économique moins favorable, et aux déboires du B737MAX.

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Le Turkish Airlines Corporate Club fête cette année ses dix ans. Et pour la quatrième année consécutive était organisée, ce début de semaine à Istanbul, la Turkish Airlines Corporate Club Conference. Quelque 1 200 personnes se sont ainsi retrouvées au Hilton Istanbul, dont 500 membres de la compagnie et 700 personnes en provenance de 75 pays, parmi lesquelles des représentants de TMC et des travel managers.

Ilker Ayci, le CEO de Turkish Airlines, est revenu à cette occasion sur la santé de la compagnie turque, notant que le nombre de passagers en correspondance internationale avait progressé de 3,5% depuis le début de l’année. Mais la conjoncture est moins favorable : le nombre total de passagers transportés a diminué de 2,1%, et le taux de remplissage a baissé de 0,6 points à 81,2%, entre janvier et août, par rapport à la même période de l’année dernière. Et la compagnie turque doit gérer l’immobilisation de ses vingt-quatre B737MAX ainsi que la non réception de certains autres depuis l’interdiction de vol de l’appareil en mars dernier.

Le patron de Turkish Airlines a toutefois rappelé qu’elle était l’une des compagnies ayant connu l’une des plus fortes croissances au monde depuis dix ans, trois fois plus rapide que l’ensemble du secteur. Sa flotte est passée en une décennie de 154 à 343 avions aujourd’hui, et devrait atteindre les 400 appareils en 2021. Elle est reconnue pour la qualité de son service et opère désormais sur 360 destinations et 126 pays. Elle arrive en seconde position en citation spontanée d’une compagnie aérienne, résultat notamment d’un massif effort marketing ces dernières années via un spectaculaire sponsoring sportif (Barcelone, Manchester United, River Plate, Lionel Messi, Kobe Bryant, la Rugby League, le Superbowl…).

Turkish Airlines manifeste aujourd’hui de nouvelles ambitions avec le vaste et moderne Istanbul Airport inauguré en avril, «idéalement situé entre Orient et Occident», un hub à même de rivaliser avec ceux des compagnies du Golfe. Sur Istanbul Airport, les trois quart des vols sont ceux de la compagnie turque. Quelque soixante-dix autres transporteurs se partagent le quart restant, parmi lesquels ceux de la Star Alliance dont elle est membre.

B787-9 Dreamliner de Turkish Airlines

La compagnie continue à inaugurer de nouvelles lignes. Depuis ce mois de septembre, elle a choisi d’opérer des vols directs à destination de Hô Chi Minh-Ville et Hanoï, en quotidien sur la capitale vietnamienne ainsi que sur la ville du nord-Vietnam dès avril prochain. Elle ouvre également Osaka mi-avril 2020.

Son premier vol Istanbul-Bali, en juillet dernier, a par ailleurs été l’occasion pour ses passagers de découvrir les nouveaux services de la classe Affaires du nouveau B787-9 Dreamliner. Et ce mois d’octobre, certains passagers au départ de Paris ont parfois eu la chance de voler à bord du nouvel appareil. Il faut dire que la France est l’un des marchés prioritaires de Turkish Airlines. Celle-ci relie en effet la Turquie à sept grandes villes de l’Hexagone, opérant six vols par jour sur Istanbul Airport au départ de Paris, ainsi que des vols quotidiens depuis Lyon et maintenant Toulouse, même en hiver. Et Turkish Airlines de voler aussi sur Sabiha Gokçen, le nombre de liaisons entre CDG et le second aéroport d’Istanbul passant même de 5 à 7 par semaine à partir de début décembre prochain…