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Carolyn McCall, easyJet: «Notre modèle est celui du low-cost mais cela ne nous empêche pas de faire toujours mieux pour le voyageur d’affaires».


C’est devant un parterre d’une trentaine de personnes que Carolyn McCall, la Directrice générale d’easyJet est venue ce 19 mars à Paris évoquer au cours d’un petit déjeuner, la stratégie de sa compagnie en matière de voyage d’affaires. Avant son rendez-vous avec Frédéric Cuvillier, le Ministre des transports pour la signature d’une commande exceptionnelle d’Airbus (100 A320 Neo et 35 A320), elle a tenu à rappeler les fondamentaux qui font le succès de sa compagnie.



Première précision: à ce jour le business travel représente en France 24% du marché de la compagnie. Un chiffre en hausse permanente qui s’explique par les trois clés de la réussite développés par la compagnie : ponctualité, accessibilité aux avions et rapidité d’embarquement. Pour Carolyn McCall, la preuve de cette bonne implantation française tient en deux chiffres : «100% du CAC 40 travaille avec easyJet et 40% d'entre eux ont des contrats avec la compagnie».

A la question, quelle stratégie pour l'avenir, la réponse est claire et précise : «Nous ne cherchons pas à offrir des services nouveaux aux voyageurs qui ne pourraient pas les utiliser faute de temps. Le seul aéroport où nous pourrions avoir un lounge, c’est à Moscou, car il est nécessaire d’arriver très tôt pour prendre l’avion. Notre travail est d’offrir au business travel la meilleure solution de vol au meilleur prix». Mais la Directrice Générale reconnaît qu'il y a encore de quoi se développer en Europe. «Les projets ne manquent pas» confirme t-elle en évoquant l'ouverture permanente de nouvelles lignes. Si la France reste le second marché après l’Angleterre pour easyJet, Carolyn McCall est lucide: Il y a beaucoup à faire en France où le low cost pèse à peine 30% du marché du transport aérien. Au-delà des seules lignes verticales, il y a aussi des transversales à développer et du point à point à travailler au départ de la France». Et François Baccheta, le patron France d’easyJet de préciser que «24 nouvelles lignes seront ouvertes dans l’Hexagone cette année».

Et d’insister sur la vision low cost qui correspond selon elle parfaitement au business modèle de la compagnie : «Nous nous sommes implantés sur le voyage d’affaires en offrant les mêmes critères de qualité que bon nombre de compagnies régulières, avec un choix de tarifs attractifs et une offre tout compris pour le voyageur d’affaires qui lui revient moins cher que s’il cherchait à assembler la même offre sur le net».

Mais Carolyn McCall ne veut pas fermer les yeux sur l’environnement concurrentiel. «L’arrivée de Ryanair ne nous inquiète pas car pour l’instant, ils ne sont que sur des aéroports secondaires, très éloignés des attentes des voyageurs d’affaires. Nous nous sommes toujours attachés à partir des aéroports principaux dans chacun des pays que nous desservons au départ de la France. C’est une différence importante pour le voyageur d’affaires». Et d'ajouter : «Nous avons un savoir faire qui n'est pas immédiatement adaptable aux seules envies. Il y a du travail derrière notre offre».

En complément, c’est la qualité de partenariat avec les TMC qui est également soulignée. L’intégration dans le GDS Amadeus, le développement des outils pour la gestion des frais ancillaires sans oublier la mobilité, qui doit être offerte intelligemment aux applications du voyage d’affaires, ce sont autant de points qui s’améliorent régulièrement. Carolyn Mc Call en est persuadée, les efforts engagés par easyJet sur le voyage d’affaires sont des points appréciés par les voyageurs et les acheteurs. De quoi donner des ailes à la compagnie.

Enfin, à la question de l’ouverture vers le long courrier, la Directrice Générale d’Easyjet est formelle: «Ce n’est pas pour nous», répique t-elle, «Nous avons construit une compagnie pan européenne qui va au-delà des frontières nationales. Il faut faire à fond ce que nous faisons bien tous les jours et qui plait à nos clients».