Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires et des déplacements professionnels


La voiture sans conducteur du voyageur d’affaires sera chez les loueurs avant 2030


Alors que l’état de Californie vient de donner son accord pour les premiers tests sur route, la voiture sans conducteur intéresse déjà les loueurs qui se disent prêts à l’intégrer dans leur flotte. Hertz et Enterprise sont persuadés que si les essais sont concluants, ce sera la voiture idéale des voyageurs d’affaires qui pourront ainsi se laisser guider en toute tranquillité. Selon l’Institute of Electrical and Electronics Engineers, une association internationale d’ingénieurs électriciens, pense que 75% des véhicules seront automatisés d’ici 2040.



Photo d'illustration générale
Photo d'illustration générale
Faut-il y voir un effet d’annonce après que Google et l’état de Californie ont évoqué, il y a quelques jours, la formidable avancée de la voiture sans chauffeur ? Le parcours expérimental entre Los Angeles et Sans Diego est prêt depuis déjà longtemps, même si quelques adaptations sont à revoir. Après un essai réussi dans le Nevada, Google affirme aujourd’hui détenir la stratégie de développement de ce type de véhicule. A la clé, pas moins de 250 millions de ventes potentielles aux USA et au Canada pour un véhicule propre, propulsé à l’électricité, capable de se recharger par induction, simplement en roulant. Mais le projet est plus complexe que les quelques lignes ci-dessus, dignes d’un roman de science fiction. Selon le procédé retenu, filo-guidage ou triangulation satellitaire, les équipements ne sont plus les mêmes au sol. Mais dans tous les cas, les avantages sont nombreux. Pour le voyageur, plus besoin de GPS. Le véhicule ira d’un point à un autre, seul, en évitant les bouchons et en optimisant la consommation électrique. De quoi séduire.
Sans pilote ne veut pas dire sans contrôle humain. Aujourd’hui les pistes d’homologation de ce type de véhicule sont nombreuses : un permis allégé voire plus de permis du tout. Une signalisation électronique qui dialogue directement avec la voiture ou un suivi humain léger mais indispensable, voilà les pistes les plus probables. Au-delà, selon Google, on pourra toujours travailler ou se détendre dans cette voiture capable de calculer en un millième de seconde sa position dans un embouteillage. Zéro risque de «cartons», voilà ce que promettent les ingénieurs ! Bien sûr, on peut être sceptique à la lecture de ce sujet mais comme l’étaient ceux qui virent décoller Blériot au début du siècle dernier. Imaginaient-ils l’A380 ? 30 ans pour un jeune qui entre aujourd’hui dans l’entreprise, ce n’est rien. Ce voyageur d’affaires en puissance a de quoi se réjouir, l’avenir s’annonce amusant au possible.

Philippe Lantris,
à New-York.

Dimanche 30 Septembre 2012


Notez