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Les aéroports français ont accueilli +3,1% de passagers en 2015


Avec 181 millions de passagers sur l'ensemble des aéroports français et un trafic en hausse de 3,1% en 2015, les installations aéroportuaires de l'Hexagone ont enregistré un nouveau record. Mais la concurrence est rude avec le reste de l'Europe, et l'UAF déplore le manque de développement de services, surtout au départ des pistes régionales.



Les aéroports français ont accueilli 181 millions de passagers en 2015, selon l'UAF (Union des aéroports français) qui utilise la même méthode de calcul que l'ACI Europe, c'est à dire qu'elle additionne les voyageurs de chaque plate-forme. Le trafic a ainsi progressé de 3,1% par rapport à 2014. Jean Michel Vernhes Président de l’association professionnelle estime: "2015 est une assez bonne année par rapport à la précédente. Mais il faut toutefois relativiser ce trafic par rapport aux chiffres européens. Le trafic européen a en effet de son côté progressé de 5,2% et même de 5,6% pour les membres de l'UE". Il estime ainsi qu'il y "a donc quand même des difficultés en France».

L'Hexagone a dû faire face à des événements exceptionnels l'année passée comme les attentats de Paris ou les grèves des contrôleurs aériens. En novembre et décembre 2015, le trafic a ainsi chuté de 1% et 1,4% respectivement alors que les 10 premiers mois affichaient une augmentation de 3,9%.

La province fait preuve de vitalité malgré des freins
Les performances des tarmac provinciaux ont progressé un peu plus vite qu'ADP avec une hausse de 3,3% et 3,0% respectivement. Les pistes d'outre-Mer sont un peu en retrait pour leur part, avec une augmentation de 2,5% seulement.
Toutefois la part d'ADP dans le trafic de voyageurs des installations métropolitaines reste stable par rapport à celle de la province. Roissy et Orly représentaient 56,20% en 2015 contre 57,6% en 2011.

D'ailleurs la connectivité de la France sera un des sujets de travail de l'UAF en 2016. "Une étude de l'ACI Europe montre que la croissance de la connectivité est moindre en France qu'en Europe, qui elle de son côté est stagnante par rapport au reste du monde", explique Philippe Aliotti, délégué Général de l'UAF. Il estime que "C'est inquiétant car la connectivité est synonyme d'augmentation du PIB".
Selon les experts, une hausse de connectivité de 10% représente une progression du PIB local de 0,5%. En outre, l'arrivée de 100 000 passagers supplémentaires crée 100 emplois directs et 400 indirects. "L'ouverture des aéroports de province à l'international est importante", plaide le président de l'organisation qui déplore entre autres le blocage du dossier des compagnies du Golfe. Il reconnaît "Le problème est complexe. Les freins sont liés surtout à la situation d'Air France et des compagnies françaises. Mais il ne faut pas mettre de ligne Maginot. Cela avait été essayé avec les low-cost avant et maintenant, elles portent la hausse de trafic français". Il martèle: "Nous avons besoin de discuter du sujet et arrêter les blocages".

Les compagnies à bas-coût ont, en effet été, une nouvelle fois un vecteur fort de croissance. Dans les 10 principales plates-formes de l'Hexagone, leur trafic a augmenté de 9,4% en un an. Les low-cost se sont surtout faites plus présentes en province. Leur part sur les pistes régionales est passée de 28,1% en 2009 à 38,7% en 2014 et 41,1% du trafic en France en 2015.

En plus de l'ouverture des lignes à l'international, l'organisation va se concentrer sur d'autres initiatives comme la compétitivité (poids des charges et taxes), les aide d'Etat (maintenir des aides au financement pour les pistes de moins de 700 000 passagers, adapter les règlements et les normes aux petits aéroports...) ou encore l'environnement.